<p>L'intérieur de la gare de la Part-Dieu (SDH/LPI)</p>
Thierry Kovacs devient le nouveau président du syndicat mixte des transports pour l’aire métropolitaine lyonnaise, le SMTAML. David Kimelfeld en est désormais le 1er vice-président.
Thierry Kovacs a pris la présidence du syndicat métropolitain des transports de l’aire métropolitaine lyonnaise, le SMTAML. Cette structure, qui comprend la Métropole de Lyon, le Sytral, Saint-Etienne Métropole, Vienne Condrieu Agglomération et le pays isérois, constitue la structure de coopération institutionnelle dédiée au transport sur le bassin de vie de 2,5 millions d’habitants.
Ce territoire concentre des enjeux majeurs en matière de mobilité et de coordination des offres de transport collectif et des services associés. Il est irrigué par le réseau TER, 5 réseaux de car et 10 réseaux de bus. Plus 442 communes concernées et 3 départements. 130 gares, 900 Trains quotidiens, 20 000 places de stationnement en parc relais. Il comprend différentes autorités organisatrices de transports suivantes, dont la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le syndicat mixte des transports pour le rhône et l’agglomération Lyonnaise (SYTRAL), Saint-Étienne Métropole, Vienne Condrieu Agglomération et la CAPI (Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère ).
Le nouveau bureau du SMTAML a été élu lors de la séance du comité syndical. Avec le nouveau président, Thierry Kovacs, on trouve plusieurs vice présidents, dont David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, qui devient premier vice-président, et Gaël Perdriau, président de Saint Etienne Métropole, qui en est désormais le deuxième vice-président.
Jean Papadopulo, le président de la CAPI, Virginie Ostojic, première vice-présidente de Vienne Condrieu Agglomération, Martine Guibert, vice-présidente déléguée au transport en Auvergne Rhône-Alpes, et Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, deviennent respectivement 3ème, 4ème, 5ème et 6ème vice-présidente.
Plusieurs grandes ambitions
Le comité syndical du 19 décembre a été l’occasion pour ces élus mais aussi à Daniel Faurite, Paul Celle, Pierre Berat, Michèle Cédrin, Jean Luc Da Passano, Christophe Quiniou, et Didier Vullierme de faire le point sur les ambitions et projets portés par le syndicat.
Le syndicat mixte des transports pour l’aire métropolitaine de Lyon a pour ambition de mettre en place des actions qui s’approchent des réalités des déplacements observés sur le terrain, partant du principe que les flux ne s’arrêtent pas aux limites institutionnelles. Il propose notamment de faciliter, d’accompagner et de fiabiliser la mobilité du quotidien au plus près des territoires et dans un temps court avec l’élaboration d’un « Plan d’Actions Intermodalité » pour l’aire métropolitaine lyonnaise 2019-21. Le syndicat mixte finalise actuellement une concertation lancée en juillet 2018, dans les 8 bassins de vie locaux. Cette démarche se finalisera par un « plan d’actions intermodalité pour l’aire métropolitaine lyonnaise 2019-21 » qui sera présenté au premier semestre de l’année prochaine. Ce plan à visée opérationnelle serait mis en avant comme modèle de gouvernance dans le cadre du futur SRADDET.
Des habitants vulnérables face au coût de la mobilité
L’autre ambition est de lancer une « tarification multimodale événementielle » permettant de valoriser et favoriser le déplacement des 2,5 millions d’habitants sur les événements de rayonnement métropolitain. Il s’agit d’utiliser grâce à un même support plusieurs réseaux de transport incluant le billet d’entrée pour ces événements.
Enfin, l’autre ambition du syndicat mixte est de sensibiliser à l’impact du coût du transport, du logement et de l’énergie dans le budget des ménages, en particulier les ménages vulnérables avec le calculateur « e-mob », un site internet qui permet d’évaluer les conséquences budgétaires et environnementales d’un changement de résidence ou de lieu de travail.
Pour David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon et désormais 1er vice-président du SMTAML, il s’agit « d’une belle manière de sensibiliser à l’impact du coût du transport, du logement et de l’énergie dans le budget des ménages, et en particulier à destination des ménages les plus vulnérables. » « L’enjeu est de contribuer à limiter les situations de précarités socio-économiques de ces ménages le plus souvent dépendants de la voiture individuelle et participer à la réduction de la consommation énergétique sur le territoire. Il est à rappeler que 20% des habitants de l’aire métropolitaine lyonnaise (377 000 personnes) sont en situation de vulnérabilité face au coût de la mobilité, consacrant plus de 18% de leur budget aux transports. Voilà un outil concret pour aider nos concitoyens. »
