Selon Jones Lang LaSalle, la situation actuelle fait cohabiter abondance et pénurie suivant les secteur de l’Ile de France.
La reprise de l’immobilier de bureau semble une fois de plus se confirmer en Ile de France. La situation dans la région capitale, qui présage souvent de l’évolution à venir à Lyon, tend à évoluer vers une pénurie de biens neufs dans certains secteurs de l’Ile de France, selon la dernière étude de Jones Lang LaSalle, alors même que d’autres secteurs sont en situation de suroffre.
La consommation de surfaces a en effet progressé de 15% durant l’année 2010. Mais dans le même temps, l’offre de bureaux immédiatement disponible sur le marché en Ile de France est restée globalement stable en 2010 avec environ 3,6 millions de mètres carrés. Explication : les entreprises ont rationnalisé leur parc de bureaux en libérant des espaces d’un côté pour s’installer dans des biens plus efficients. Du coup, les disponibilités en Ile de France se situent au plus haut depuis 2003 et le taux de vacance est plus élevé qu’à Lyon, à 7%.
Pour autant, ces disponibilités ne sont pas réparties de manière homogène, ce qui fait que pénurie et abondance cohabitent dans un marché géographiquement déséquilibré. Paris intra-muros et la Défense sont ainsi en manque d’offre, tandis que les communes autour de la Défense et du nord-ouest de la 1ère couronne parisienne sont-elles en situation de suroffre. Certains secteurs de Paris n’ont que quelques mois de consommation devant eux. Jones Lang LaSalle pense ainsi que « la conséquence possible à venir pour ces marchés est la baisse de la demande par manque de produits au profit d’autres secteurs proches plus offreurs ».
Pénurie de neuf dans certains secteurs
En outre, le type de bureau recherché peut bloquer certains acheteurs à la recherche de biens spécifiques. Ainsi, la part du neuf est quasiment inexistante sur certains secteurs de Paris. Ou dans les troisième, quatrième, 10e, 11e arrondissement de Paris, l'offre est inexistante. Dans les 18e, 19e, 20e arrondissements, l'offre représente deux mois de consommation. Quant à Paris-la défense, la situation est là aussi critique, avec seulement quatre mois de consommation. À l'inverse, l'offre est très importante dans le secteur de la boucle Nord.
Et il ne faut pas chercher le salut du côté des livraisons. L'offre à venir paraît là aussi limitée. Du fait de la crise économique, la production avait connu une contraction qui devrait se répercuter à court moyen terme en Île-de-France. Les entreprises pourraient donc éprouver des difficultés à louer dans les prochains mois, d'autant qu'une partie de la production est déjà prise à bail. « Sur l’ensemble des projets livrables sur les 36 prochains mois, environ la moitié est déjà pré-louée » indique ainsi Jones Lang Lasalle. Néanmoins, « environ 1,8 millions de mètres carrés potentiels supplémentaires (…) pourraient être également lancés sous réserve que ces projets obtiennent leur permis de construire d’ici 2013. Pour Jones Lang LaSalle, cette perspective pourrait permettre aux éventuels acquéreurs de se positionner en amont de ces projets pour définir une opération adaptée à leurs besoins.
