<p>Travaux visant à créer la future rampe qui permettra un accès direct au quai sud et au souterrain de desserte des autres quais (SDH/LPI) </p>
La reconfiguration du pôle multimodal de Perrache est en cours, avec la création d’un pavillon voyageurs côté place des archives, et l’aménagement du passage ouest.
A l’occasion de Lyon City Demain centré sur Perrache, le maire de Lyon, Gérard Collomb, avait réalisé une visite de presse pour présenter le chantier de réaménagement du pôle multimodal. Le chantier est d’ampleur. 15 millions d’euros sont, dans ce cadre, injectés par la Métropole de Lyon pour le réaménagement des espaces publics. 12 millions d’euros sont de même nécessaires pour le réaménagement de la gare SNCF, avec des financements de la société de chemin de fer, de la Région et de l’État. Enfin, le Sytral débourse quant à lui 11 millions d’euros pour la ligne de tramway T2. La Ville de Lyon, a, quant à elle, injecté 1,5 million d’euros.
Les principaux travaux concernent les espaces publics du côté de la place des archives. Un nouveau pavillon voyageurs est en train d’être créé. Il permettra d’accéder directement à la gare depuis une rampe longeant le mur qui a été réhabilité. Le quai sud sera accessible par cette rampe, et un pallier, positionné au milieu de celle-ci, permettra d’accéder à un couloir souterrain desservant tous les quais de la gare. Elle donnera sur une zone couverte, protégée, où l’on retrouvera des fonctionnalités telles que la billetterie ou les horaires de train au départ ou à l’arrivée. Les premiers morceaux de la charpente métallique la surplombant ont été installés de nuit. Une cellule d’activité sera en outre créée sur la place des archives avec un commerce de restauration. Le nouveau pavillon sera ouvert au premier trimestre 2020. A partir de là, les escalators actuels, dits « Goldorak », seront démolis.
D’importants travaux place des archives

Sur la place des archives, d’importants travaux ont été réalisés sous maitrise d’ouvrage Lyon Confluence. Des traversées piétonnes ont été recréées, à travers les bandes plantées qui avaient été réalisées à l’origine de la place, pour faciliter les passages entre la rue Smith et la faculté catholique avec la nouvelle entrée de la gare.

Depuis début juin, des travaux sont également réalisés par Sytral. Il réaménage le tronçon entre le cours Suchet et la place des archives autour de ladite station. Les quais seront réaménagés et le mobilier de celle-ci va être arrangé pour que le tramway T2 vienne aussi desservir à terme cette station et les suivantes jusqu’à Montrochet. Les voitures ne pourront plus accéder, comme auparavant, aux voiries autour de cette station. Une « zone de rencontre » sera mise en place : les piétons y seront prioritaires, et seuls les taxis, les véhicules de livraison et les riverains souhaitant accéder aux logements pourront rouler au sein de cette zone via une borne. Les travaux devraient être achevés à la fin août pour une mise en place effective de cette zone début septembre. Le prolongement de la ligne de tram T2 jusqu’à Montrochet sera quant à lui mis en place d’ici la fin 2020.
La voute ouest totalement reconfigurée

Les travaux de la voute ouest sont en cours, pour faciliter le passage des vélos et des piétons. Après démolition d’une partie des dalles surplombant ce passage, le centre de ce dernier sera à ciel ouvert, après un premier passage sous les voutes. Ceci permettra ainsi d’amener plus de luminosité dans les voutes menant aux places Carnot et des archives. Au nord, sur la place Carnot, des travaux de désencombrement sont actuellement en cours sur l’espace public pour amener plus de lisibilité aux usagers en direction du métro et du futur passage ouest piétons et vélos. Une rampe a notamment été démolie devant l’accès métro.

Ces travaux vont ainsi permettre un meilleur accès à Perrache, tant au sud qu’au nord. Après ces travaux, restera la restructuration du noyau central, le centre d’échanges. « Des gens trouvent que c’est une belle structure et sont prêts à investir ». Des réflexions sont ainsi en cours, et Gérard Collomb ne cache pas sa confiance. « Les friches ou les choses comme celles-là, assez originales, sont assez prisées », sourit-il.

