<p>(SDH/LPI)</p>
La Fondation Abbé Pierre et la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes ont alerté contre la durcissement de la critérisation des ménages les plus vulnérables
La Fondation Abbé Pierre et la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes se sont indigné lundi dans un communiqué « du durcissement de la critérisation des ménages les plus vulnérables pour accéder à une place en hébergement d'urgence ou s'y maintenir dans le Rhône ».
« Aujourd'hui, selon les nouveaux critères restreints de vulnérabilité ; une famille à la rue avec un enfant d'un an et 1 jour ne pourra pas accéder à une place d'hébergement ni ne pourra s'y maintenir ; une femme enceinte de 3 mois ne pourra pas accéder à une proposition d'hébergement, une personne seule, jeune ou âgée, en pleine santé, ne se verra pas attribuer de place d'hébergement etc », s’indignent les deux structures.
« Une profonde remise en cause des principes de mise à l’abri »
Elles alertent sur une profonde remise en cause des principes de mise à l’abri « car dans cette configuration nouvelle le fait de dormir dehors n’aboutira plus, en soi à une prise en charge d’hébergement ».
« Nous pouvons entendre que la pénurie de places d’hébergement accessibles aux personnes invite les services de l’Etat à agir autrement. Pour autant revenir sur le droit qui protège les plus vul- nérables pour aménager un dispositif d’hébergement qui peine à répondre aujourd’hui à la diversité des besoins, en restreignant son accès et son accueil aux plus fragiles est profondément inacceptable. Le droit reste un fondement, c’est ce qui nous protège tous », indiquent la Fondation Abbé Pierre et la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes.
Cette nouvelle critérisation revient, selon elles, « à laisser des personnes en grande détresse sociale à la rue et remettre en cause le droit qui protège les plus vulnérables ». Elles soulignent par ailleurs que ce durcissement « va complètement à l'encontre du plan quinquennal de mise en oeuvre du logement d'abord et sape le travail local des associations, notamment celui réalisé par la Fondation Abbé Pierre et la Fédération des Acteurs de la Solidarité, qui luttent chaque jour contre le sans-abrisme ».
