<p>Georges Képénékian (SDH/LPI)</p>
Le candidat à la mairie de Lyon et actuel adjoint au maire de Lyon veut bâtir un grand projet urbain à la Guillotière, de la promenade Moncey aux universités.
Georges Képénékian, candidat à la mairie de Lyon, a présenté en cours de semaine dernière une proposition visant à bâtir un grand projet urbain à la Guillotière, de la promenade Moncey, dans le 3e arrondissement, aux universités dans le 7e arrondissement. « Ce projet est emblématique de notre vision transversale, car il conjugue rénovation urbaine, politique de déplacement, végétalisation et sécurité », a affirmé le candidat.
L’équipe du candidat veut redonner aux habitantes et habitants « un cadre de vie agréable et apaisé, où il fait bon marcher avec une offre de commerces diversifiée, tout en préservant la mixité sociale qui caractérise historiquement ce quartier ».
Le candidat veut démolir le CLIP
L’actuel adjoint au maire de Lyon constate que la place Gabriel-Péri et l’arrêt de tram Guillotière concentrent actuellement un grand nombre de problèmes liés à la sécurité, dont des trafics divers, de la prostitution, etc. Par ailleurs, l’immeuble CLIP (Centre Liberté Péri) enferme actuellement la place Ballanche, qui est un espace clos, à l’abri des regards, idéal pour de nombreux trafics.
L’objectif du projet du candidat est ainsi de sécuriser la place Gabriel-Péri, d’ouvrir la place Ballanche et d’assurer une jonction entre la Part-Dieu et les universités. Plusieurs aménagements sont nécessaires, comme la piétonisation de la rue de Marseille qui deviendra semi-piétonne, avec une voie limitée à 20 km/h. Il prévoit ainsi que cet axe sera végétalisé, créant une continuité verte et piétonne depuis les halles de Lyon jusqu’aux universités.
Il veut également ouvrir la place Ballanche sur la place Gabriel-Péri en démolissant le CLIP et en requalifiant de façon globale le nouvel espace Gabriel-Péri Ballanche. Enfin, il compte déplacer le tram de la rue de Marseille en le faisant passer sur les quais du Rhône via le cours Gambetta.

Si les commerces de proximités et les aménagements sont développés en partenariat et pour les populations historique du quartier(Asiatiques, Africains, Maghrébins, Indiens, Etudiants, Prolétariat), alors cette requalification aurait du sens.
Si l’objectif est de « sécuriser » un quartier défaillant sans préserver l’âme et la population du quartier, alors ce projet de gentrification serait une perte de patrimoine et de diversité pour tous.