<p>Grégory Doucet (Capture d'écran zoom)</p>
Grégory Doucet et Bruno Bernard organisaient ce mercredi une conférence de presse pour exprimer leurs positions en matière de déconfinement et de reprise de l’activité à Lyon et dans la Métropole.
Les candidat EELV à la mairie de Lyon et à la Métropole, Grégory Doucet et Bruno Bernard, organisaient ce mercredi une conférence de presse pour exprimer leurs propositions de sortie de crise. « On s'est saisi de ce temps de confinement, avec l’ensemble de nos militants sur les dernières semaines en le mettant à profit en travaillant sur l’adaptation de notre programme à cet épisode du Covid. On a revu nos priorités, on a retravaillé avec nos candidats et nos équipes de militants sur ce qui convenait d’adapter dans notre programme », a expliqué Grégory Doucet. Ce dernier a déploré la méthode pour lutter contre le virus, tant au niveau national que local. « Je pense que ce n’est pas de la concentration des pouvoirs dont nous avons besoin, mais bien au contraire, de rétablir la démocratie et de la faire fonctionner en étant à l’écoute de toutes les idées et de toutes les initiatives et en mettant en musique toutes les énergies pour répondre à la crise ».
Relocalisation
Bruno Bernard a aussi regretté le manque de concertation, notamment dans la distribution des masques entre Région, Métropole et Ville de Lyon. «La crise confirme la nécessité d’une coopération entre les territoires et non plus de la compétitivité. J’ai beaucoup porté pendant la campagne la question de cette coopération et que l’on ne pouvait pas avoir une Métropole toujours plus grosse, au détriment de la qualité de vie. Cette crise confirme tout cela. Nous avons besoin de relocaliser, nous avons besoin de rendre nos territoires beaucoup plus résilients », a expliqué le candidat.
Cela passe selon lui par les questions énergétiques, mais aussi alimentaires. « Pour l’énergie, il faut pousser les nouvelles solutions sur les bâtiments pour économiser l’énergie, mais il faut aussi créer de l’énergie verte sur la Région et permettre aux habitants un accès à un groupement d’achat à cette énergie verte à un prix raisonnable », note Bruno Bernard.
Il souhaite aussi une relocalisation alimentaire. « La question alimentaire, elle est plus que jamais nécessaire. Il faut voir comment on peut relocaliser nos productions, et que tout ce qui est produit en Rhône-Alpes et près de la Métropole, et en priorité dans la Métropole, soit consommé ici. Pour cela, il faut remettre à jour la politique agricole commune et qu’enfin le gouvernement porte une agriculture tournée vers ses territoires, biologique, et tournée vers les circuits courts », a-t-il indiqué.
Les verts favorables au plan d’urbanisme tactique
Concernant le déconfinement, il souhaite que les modes actifs soient privilégiés, et notamment la marche à pied et le vélo. Les premiers réaménagements lancés par la Métropole au travers du plan d'urbanisme tactique, via notamment le travail du conseiller délégué écologiste Pierre Hémon, vont dans le bon sens, selon Bruno Bernard. «Mais il faut absolument, pour les piétons, élargir les trottoirs pour pouvoir respecter les distanciations sociales. Cela passe par prendre de la place sur le stationnement ».

Pour le vélo, il souhaite « travailler sur la sécurité des axes ». « On a commencé à mettre en place des pistes provisoires, et par le stationnement des vélos. Il faut notamment libérer des places dans les parkings de Lyon Parc Auto pour les vélos. Sur le stationnement, on va quand même le réduire. On peut mettre à disposition des très nombreuses places de parkings – il y en a plus de 20.000 – qui sont liées à l’évènementiel : ceux d’Eurexpo, du Parc OL, de la Cité internationale ».
« Ces aménagements que nous portons depuis longtemps, la crise va permettre de les mettre en place plus vite, et tout l’enjeu est de les pérenniser après le déconfinement, et que le réseau express vélo puisse être mis en place beaucoup plus rapidement », a affirmé Bruno Bernard.
Grégory Doucet a par la suite évoqué la réouverture des écoles, mais aussi la situation du secteur culturel, durement touché par la crise.
Relance décarbonnée
Sur le front des conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, la question cruciale, est, selon Bruno Bernard, de savoir comment on tient compte de la question climatique et de la protection du climat dans la relance décarbonnée qui est nécessaire. «Nous sommes, nous, naturellement, pour conditionner les aides économiques à des critères sociaux et environnementaux », a-t-il affirmé, rappelant qu’il avait proposé dans son programme de campagne un schéma d’achats responsables à la Métropole.
Il a par ailleurs indiqué souhaiter au plus vite la poursuite des élections métropolitaines et municipales dès que les conditions sanitaires le permettront, afin que les plans de mandat puissent être lancés au plus vite. « La démocratie ne doit pas être la dernière roue du carrosse », a indiqué le candidat à la président de la Métropole, qui souhaite que le résultat du premier tour soit conservé, que les deuxièmes tours aient lieu en juin ou en septembre.
Lancer certaines études
«Il faut aussi que l’on puisse que l’on puisse faire précéder dès maintenant à des études qui vont être nécessaires à lancer les plans de mandat. A titre d’exemple, la ligne de tramway T6 qui doit terminer les tronçons entre les hôpitaux Est et la Doua à Villeurbanne. Il y a différents parcours possibles. Les différents candidats à Villeurbanne ont proposé qu’il y ait un tracé qui passe plus à l’Est et qui n’a pas été étudié par le Sytral. Cela fait partie des choses qui doivent être étudiées dès maintenant », a affirmé Bruno Bernard.
Celui-ci souhaite également une relance du secteur de la construction et des travaux publics. « Le secteur du BTP a souffert pendant cette crise. La période électorale reporte toujours les projets. On avait eu la discussion sur le PLU-H avant… Il est donc important d’avancer rapidement là-dessus », a affirmé le candidat écologiste.
