<p>(SDH/LPI)</p>
Les propositions que l’UDI porte depuis 3 ans pour la création d'un "RER à la lyonnaise" sont, selon lui, plus que jamais d’actualité.
L’UDI remet sur la table, en cette période de déconfinement, une de ses propositions phare, la création d’un « Réseau Express Métropolitain ». Selon Christophe Geourjon, conseiller municipal et métropolitain de Lyon et président du groupe des élus « UDI et apparentés » à la Métropole, « la crise sanitaire du COVID-19 sera malheureusement suivie d’une crise économique et sociale ». Et dans ce contexte, les propositions que l’UDI porte depuis 3 ans visant à la création de ce « RER à la Lyonnaise » - sont plus que jamais d’actualité.
« Lors du premier tour des élections municipales et métropolitaines le projet UDI de RER à la Lyonnaise a été repris par l’ensemble des listes et nous nous en réjouissons. Cette adhésion transpartisane doit maintenant se concrétiser dans l’élaboration d’un projet opérationnel. En effet, d’ici cet été, le gouvernement français ainsi que l’Europe vont lancer d’importants programmes d’investissements pour favoriser la reprise économique. Il est vital pour l’aire urbaine lyonnaise que nous soyons collectivement au rendez-vous ! », indique l’élu.
La crise pourrait aggraver les difficultés préexistantes
Celui-ci pose notamment la question de la croissance économique et démographique jusqu’ici soutenue du territoire métropolitain. « Après cette crise sans précédent qu’en sera-t-il ? », s’interroge-t-il.
« Dans le domaine des mobilités, cette crise sanitaire, sociale et économique, pourrait aggraver les difficultés préexistantes. D’une part, de nombreuses personnes risquent d’être durement touchées dans leur pouvoir d’achat. D’autre part, l’utilisation massive de véhicules individuels par crainte de réutiliser les transports en commun générera des embouteillages et relancera encore plus fortement la pollution », craint-il.
Il rappelle que pour faire face à cette crise, les collectivités, salariés et entreprises ont « su réagir dans l’urgence et surmonter des obstacles », à l’image des 5 millions de télétravailleurs (dont 60% souhaitent poursuivre au moins une journée par semaine, étude coro-work.fr), du décalage des heures d’arrivée sur le lieu de travail, de la création de 77 kilomètres de nouvelles pistes cyclables provisoires et de l’installation de 3.000 arceaux vélo supplémentaires.
« Dépasser les limites institutionnelles »
Selon lui, cette crise « doit enfin permettre de dépasser les limites institutionnelles de nos collectivités pour construire un RER à la Lyonnaise, complémentaire des autres modes (TER, métro, bus, vélo, trottinette, covoiturage, marche) ». Il offrirait selon lui, pour le territoire, une alternative efficace à la voiture individuelle dont les coûts financiers et environnementaux ne sont plus supportables.
Pour le centriste, l’optimisation du réseau ferré existant et de nouveaux investissements mutualisés permettront de mettre sur les rails un RER à la Lyonnaise avec des trains cadencés sur de larges plages horaires, des tarifs abordables pour tous, une tarification intégrée TER/TCL, la création de parcs relais (voitures, 2 roues et vélos), et une coordination optimisée avec les réseaux urbains.
« Face à cette crise sanitaire et économique sans précédente, mais aussi face à l’urgence climatique plus que jamais d’actualité je suis persuadé que la réponse doit être collective. Le Réseau Express Métropolitain (REM) répond aux besoins des habitants, des entreprises et de la planète », conclut-il.
