<p>(SDH/LPI)</p>
Si la reprise des transactions tend à se concrétiser depuis le déconfinement, le financement des dossiers immobiliers s’avère de plus en plus compliqué depuis selon les intermédiaires en crédit.
La reprise des transactions tend à se confirmer selon nombre de professionnels de l’immobilier. C’est notamment le cas des intermédiaires en crédit. Vousfinancer souligne que, depuis la mi-mai, les nouvelles demandes de prêt représentent 70% du volume de demandes à la même période en 2019. C’est, selon sa directrice générale, Julie Bachet, « un signe encourageant de reprise rapide et de l’intérêt toujours aussi fort des Français pour l’immobilier qui, pour certains, ont réactivé leur projet d’avant-confinement et pour d’autres ont la volonté d’investir à nouveau».
Reste que la reprise, pour être durable, « est conditionnée à la volonté des banques de prêter et à leurs critères d’octroi des crédits, définis par leur politique de risques sous l’influence du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) qui a formulé mi-décembre 2019 des recommandations les incitant à plus de prudence.
Hausse relative des refus de prêt ces derniers mois
Aussi, un indicateur, la hausse du nombre de refus de prêt inquiète. Vousfinancer constate ainsi une hausse relative des refus passés de 5,4% à 6,6% des dossiers en un an sur les 5 premiers mois de l’année, dont une partie sont des investisseurs (à fin mai, 30% des dossiers refusés sont des dossiers d’investisseurs, contre 26% en 2019). Un phénomène lié aux recommandations du HCSF, mais aussi à la baisse du taux d’usure. Le niveau des taux d'usure a en effet baissé en avril alors même que les banques ont remonté leur taux de 0,30 % en moyenne, provoquant de facto un effet ciseau excluant les emprunteurs modestes qui se voient proposer des taux moins attractifs.

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