Meilleurs Agents fait état ce mardi de son baromètre national des prix de l’immobilier.
Dans son baromètre national des prix de l’immobilier, Meilleurs Agents fait état d’éléments assez positifs depuis la fin du confinement. « À peine trois semaines après la fin du confinement, le marché immobilier retrouve déjà des couleurs. Oublié le mauvais souvenir des 160 000 ventes qui n’ont pu se réaliser durant le confinement, le nombre de transactions enregistrées depuis le 11 mai connaît une progression sans précédent ».
Le site d’estimation en ligne estime à 160.000 les ventes qui n’ont pas été réalisées avec le confinement. Toutefois, en ce début du mois de juin, le marché affiche, selon lui, un niveau d’activité quasi-identique à celui qu’il connaissait l’année dernière à la même époque. Le nombre de nouvelles annonces a, lui aussi, bondi depuis le déconfinement « au point de retrouver un niveau légèrement supérieur à celui de début mars », note le site.
+0,6% à Lyon
Selon les données actuelles sur les prix de l’immobilier, celles-ci ne soutiennent en rien la thèse d’un effondrement immédiat du marché. « En effet, s’il peut sembler loin le mois de février où les principales métropoles françaises voyaient leurs tarifs grimper de 0,7% en un mois avec une pointe à plus de 1% pour quatre d’entre elles (Paris, Lyon, Lille et Rennes), les prix enregistrés au cours du mois écoulé font néanmoins état d’une certaine stabilité », note Meilleursagents.
Sur les dix plus grandes villes de France, en dehors de Paris, seules cinq sont orientées à la baisse, avec des replis relativement limités, de l’ordre de 0,1% à Nice, Nantes et Bordeaux, de 0,2% à Montpellier et de 0,5% à Rennes. Les autres villes voient leurs tarifs continuer à augmenter mais dans de moindres proportions qu’avant le début de la crise du Covid, comme à Lyon et Toulouse (+0,6%), mais aussi à Lille (+0,4%). A Lyon, le prix du m² augmente de 0,6% à 4.905€. A Paris, l’heure est, certes, au ralentissement, mais les prix ne plongent pas véritablement (-0,1% à 10.547€ le m²).
Baisse de la tension
Ce dernier fait d’ailleurs preuve d’une certaine prudence. « Cet équilibre tarifaire ne laisse malheureusement en rien augurer de la suite. En effet, les prix observés au cours du mois de mai résultent pour l’essentiel de négociations actées avant le début du confinement. A cet égard, le mois de juin sera davantage déterminant », indique-t-il.
Le site souligne que si son indice de tension immobilière (ITI) fait toujours état d’un surplus de demande par rapport à l’offre, avec 25% d’acheteurs de plus que de vendeurs à Lille et Strasbourg, et 24% à Toulouse, « il montre également une baisse de la tension au niveau des acquéreurs ». Meilleurs Agents note ainsi que le marché ne s’est pas effondré à l’issue du confinement, d’après les premiers éléments. Mais « pour autant, il serait naïf de penser que le marché immobilier français sortira parfaitement indemne de la crise économique qui s’annonce ».


« Selon les données actuelles sur les prix de l’immobilier », quelle est votre source bande de journaleux incompétents, diffuser des informations mensongères est punissable par la loi.
Marcel,
Il n’y a effectivement, pour l’heure, comme l’affirme Meilleurs agents, aucune donnée de nature à montrer un effondrement des prix. Les premières statistiques LPI-Seloger sur le mois de mai vont, peu ou prou, dans le même sens que celles de Meilleurs agents. Leur baromètre de mai affirme même que les prix augmentent. Les données notaires portant sur cette période d’après confinement ne seront quant à elles disponibles que début octobre… Mais je reste néanmoins preneur de toutes les sources de nature à montrer un signal de retournement. Ce qui pourrait, sans aucun doute, intervenir en fin d’année.