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La fédération organisait ce mardi sa traditionnelle conférence de presse semestrielle. Le nouveau président, Olivier Salleron, a présenté les propositions de la fédération pour une relance du secteur.
La fédération française du bâtiment (FFB) organisait ce mardi sa traditionnelle conférence de presse semestrielle. Il s'agissait, pour Olivier Salleron, du premier exercice de ce type en tant que président, après le passage de témoin avec Jacques Chanut. Le nouveau représentant de l'organisation a ainsi pu faire un point sur l'activité du secteur, après un semestre marqué en grande partie par l'arrêt de nombreux chantiers dès la mi-mars en raison de l'épidémie de COVID-19.
Le lourd impact du Covid-19
Le président de la fédération a indiqué que si « presque tous les chantiers tournent aujourd’hui », « ce n’est pas toujours à plein régime, loin de là, puisque 17 % se trouvent encore en activité réduite et 5 % toujours à l’arrêt ». « Même en supposant un retour à la normale ou presque après les vacances d’été, la cicatrice restera profonde puisque nos prévisions révisées pour 2020 tablent sur une chute d’activité bâtiment de 18 % hors effet prix et la perte d’environ 120.000 emplois. Le décrochage pourrait atteindre jusqu’à 200 000 postes en 2021 si rien n’est fait», avertit-il.
La crise du coronavirus pose par ailleurs la question des surcoût sanitaires sur chantier, qui sont pour l’heure « très largement supportés par les entreprises de bâtiment ». D’après la très récente enquête des CERC (cellules économiques régionales de la construction), 85 % des entreprises les estiment inférieurs à 10%. « Or, la rentabilité moyenne des entreprises du secteur s’établissait à environ 2,5% avant la crise.

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