<p>(SDH/LPI)</p>
Avant la fin de la trêve hivernale induite par la fin de l’urgence sanitaire, la nouvelle ministre déléguée au logement, Emmanuelle Wargon, a reçu jeudi les associations du secteur de l'hébergement d'urgence et du logement adapté.
Depuis ce vendredi, les expulsions locatives sont autorisées. Habituellement, la fin de ce que l'on appelle la trêve hivernale intervient fin mars. Mais avec la crise du Coronavirus, la fin de la trêve avait été reportée à deux reprises. Aussi, bailleurs sociaux et propriétaires n’avaient pas pu expulser les locataires qui ne paient plus leurs loyers.
La ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, a reçu ce jeudi les associations du secteur de l’hébergement d’urgence et du logement adapté. Elle leur « a affirmé sa volonté de poursuivre les actions engagées par le Gouvernement pour prévenir les expulsions locatives et mettre à l’abri les personnes sans domicile, dans le cadre d’un travail partenarial avec les associations », indique le ministère dans un communiqué.
Pas d’expulsion sans relogement
Elle a remercié l’ensemble des acteurs du secteur pour leur mobilisation durant la crise sanitaire de la Covid-19. « Pour notre première rencontre, je tenais à saluer tout le travail qui a été fait durant la période qui s’achève. Vous vous êtes mobilisés de façon remarquable, efficace, et rapprochée afin de mettre à l’abri le plus de personnes possible», a indiqué Emmanuelle Wargon.
Si la fin de l’urgence sanitaire induit juridiquement la fin de la trêve hivernale, le message donné aux services de l’État est clair, à savoir celui d’assortir les concours de la force publique pour expulsion locative à une proposition de relogement quand l’expulsion a été décidée judiciairement, ou d’hébergement lorsque le relogement n’est pas adapté, et le maintien des places d’hébergement créées pendant la crise Covid si aucune proposition de logement ou d’hébergement n’a été faite.
Une mobilisation de 20.000 places d’hébergement d’urgence
Le ministère rappelle que l’action conduite pendant la crise sanitaire par l’État et les associations a permis de mobiliser plus de 20.000 places d’hébergement d’urgence, pour mettre à l’abri les personnes sans domicile, portant le parc d’hébergement généraliste à un niveau jamais atteint de 178.000 places.
Le défi est maintenant de trouver des réponses durables dans le cadre de la « Stratégie Nationale pour le Logement d’Abord » portée depuis 2017 par l’État. Le ministère rappelle qu’il s’agit d’aller vers les publics sans domicile, de développer un accompagnement social, afin de leur permettre l’accès le plus direct possible à un logement. Et lorsque cet accès n’est pas possible, des solutions d’hébergement seront proposées, avec un accompagnement adapté.
« La dimension partenariale est indispensable pour réussir le défi de la sortie de crise sanitaire. L’État agira en lien avec les associations, les bailleurs sociaux, les collectivités territoriales pour proposer des réponses dignes et pérennes aux personnes mises à l’abri ou restant à la rue, dans le cadre d’une responsabilité collective et partagée », a conclu le ministère.
