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Le groupe va réaliser 4 puits de ventilation de 500 mètres de profondeur chacun, de galeries et de 7 cavernes.
Malgré les récentes controverses sur le Lyon-Turin, le projet de liaison Lyon-Turin continue d’avancer. Vinci a annoncé vendredi que le maître d’ouvrage TELT (Tunnel Euralpin Lyon Turin) avait attribué au groupement d’entreprises piloté par Vinci Construction Grands Projets le contrat de construction du lot 5A du projet de liaison Lyon -Turin. « Ce lot porte sur des travaux préparatoires au niveau du futur site de sécurité de Modane, situé au centre du tunnel de base de 57,5 km de long devant relier les gares internationales de Saint-Jean-de-Maurienne (France) et de Suse (Italie) », a indiqué le groupe dans un communiqué. .
Le contrat du lot 5A est d’un montant de 220 millions d’euros. Il « porte sur la réalisation des 4 puits d’Avrieux (de 500 m de profondeur chacun) creusés selon la méthode du raise-boring (excavation mécanisée depuis le pied des futurs puits), technique permettant d’optimiser la maîtrise des travaux en termes de sécurité, de coûts et de délais, ainsi que sur le creusement en méthodes conventionnelles (explosif) de galeries et de 7 cavernes situées en pied de la descenderie existante de Villarodin Bourget Modane, mesurant jusqu’à 22 mètres de haut et 23 mètres de large ». Ce chantier emploiera jusqu’à 250 personnes et durera trois ans.
Controverses
Le groupe rappelle que la liaison Lyon-Turin « fait partie du programme d’amélioration de la circulation des voyageurs et de développement des échanges économiques européens », et qu’elle a pour objectif d’engager « une transition durable des transports en transférant sur le rail le transport longue distance de marchandises ». « La liaison Lyon-Turin permettra, en effet, de délester à horizon 2030 les routes alpines d’un million de poids lourds et de réduire chaque année les émissions de gaz à effet de serre d’environ 3 millions de tonnes d’équivalent CO2 », met en avant Vinci.
Le projet de liaison Lyon-Turin demeure toutefois la cible de nombreuses associations et partis écologistes. Récemment, Le maire EELV de Lyon, Grégory Doucet, s’était prononcé pour son abandon. Un vœu a ainsi été adopté par la Région en assemblée plénière, afin d’appeler à la responsabilité pour soutenir massivement le projet du Lyon-Turin. Celui-ci était porté par l’exécutif. Elle avait notamment rappelé dans un communiqué qu’«au-delà de la quasi saturation de la ligne historique du XIXe siècle attestée par les autorités » et de « ses handicaps structurels qui interdisent tout report modal significatif dans les Alpes franco-italiennes », plus de 1,5 milliard d’euros avaient d’ores et déjà été engagés pour cette infrastructure qui constitue le plus grand chantier européen d’infrastructure de transport.
