<p>Michèle Picard (SDH/LPI)</p>
Pour la première fois depuis 10 ans, l'édile vénissiane ne prendra pas d’arrêté en ce sens, les procédures d’expulsions locatives devant être adossées à des possibilités de relogement.
La fin de la trêve hivernale a été repoussée à plusieurs reprises cette année, du fait de la crise sanitaire. Mais pour la première fois depuis de nombreuses années, Michèle Picard, maire de Vénissieux, ne prendra pas aucun arrêté contre les expulsions locatives. Elle s’en est expliqué dans un communiqué.
« Depuis 10 ans, à chaque fin de trêve hivernale, je prends des arrêtés contre les expulsions locatives pour que la dignité humaine soit respectée. Cette année, la trêve hivernale a été repoussée au 10 juillet, compte tenu du contexte sanitaire. Durant cette crise sanitaire, j’ai interpellé le premier ministre pour que soit mis fin à ces pratiques inhumaines et demandé un moratoire car il est inconcevable, compte tenu de la période que nous traversons, de remettre à la rue des familles. Le ministre de la ville et du logement a annoncé fin juin à l’Assemblée nationale l’envoi d’une circulaire aux préfets pour ‘que seules les procédures d’expulsions locatives adossées à des possibilités de relogement opérationnel seront mises en œuvre à partir de juillet’».
Pas d’arrêté obligeant à un relogement avant toute expulsion locative
Michèle Picard a rappelé que, conformément à cette directive, la Préfecture avait informé les élus qu’aucune expulsion locative n’aurait lieu sans proposition de relogement dans le courant de la semaine dernière. « Le Préfet n’accordera les concours de la force publique que pour les expulsions locatives assorties d’un relogement », souligne ainsi Michèle Picard.
« Cette décision va soulager les familles les plus modestes fortement impactées par la crise économique et sociale qui s’est encore amplifiée dans le contexte sanitaire. En conséquence, je ne prendrai pas d’arrêté donnant obligation de relogement avant toute expulsion locative sur le territoire vénissian, cette année », affirme ainsi l’élue. Elle demande cependant au préfet de proposer aux personnes en difficulté, qui seraient en situation d’expulsion locative, « un relogement pérenne ».
« Un logement pour tous est un droit. Je continuerai de porter ce combat essentiel pour la dignité humaine », conclut-elle.
