<p>Olivier Salleron (© David Morganti)</p>
Les fédérations, dans un contexte de crise sanitaire, évoquent « un enjeu de dignité ».
Les entreprises du bâtiment et des travaux publics alertent sur la restauration de leurs salariés. C’est dernières accueillent, forment et emploient près de 1,4 million de salariés. Alors que des conditions hivernales s’installent peu à peu sur le pays, mettre à l’abri leurs salariés pendant le temps du déjeuner, leur permettre de prendre leur repas au chaud est pour tous les chefs d’entreprise et pour les artisans, un enjeu essentiel pour de bonnes conditions de travail.
Depuis plusieurs mois, la FFB (Fédération Française du Bâtiment), la FNTP (Fédération Nationale des Travaux Publics) et leurs réseaux de fédérations locales rappellent qu’elles ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’absolue nécessité de permettre aux salariés de déjeuner dans un lieu clos et chauffé. Elles soulignent que des solutions pragmatiques existent, comme celles qui consistent à permettre aux salariés l’accès aux restaurants routiers, à l’instar des salariés du transport, à permettre l’ouverture de salles municipales, de gymnases, et d’ouvrir l’accès des cantines des CFA dans le respect des règles sanitaires...
Contribuer à une activité exercée en sécurité
« Pour ce deuxième confinement, le bâtiment a été considéré comme une activité économique essentielle. Alors assurer à nos compagnons des conditions satisfaisantes et leur permettre, quand ils le souhaitent, de déjeuner au chaud dans le respect des règles sanitaires contribue à leur confort mais également à une activité exercée en sécurité», note Olivier Salleron, président de la FFB.
« Depuis le début de la crise sanitaire, les entreprises de Travaux Publics et leurs salariés se sont adaptées, ont répondu aux besoins des territoires et des citoyens en matière d’infrastructures et continueront à le faire. Aujourd’hui, nous demandons simplement du pragmatisme pour assurer des conditions de restauration adaptées à la période», a pour sa part indiqué Bruno Cavagné, président de la FNTP.
