<p>Olivier Salleron (© David Morganti)</p>
La fédération du bâtiment prévoit une forte baisse d’activité et évoque le chiffre de 50.000 postes en danger. Aussi, elle émet ainsi un certain nombre de propositions.
La fédération française du bâtiment organisait ce mardi une conférence de presse visant à présenter un premier bilan de l'année 2020 dans le secteur, ainsi que les premières perspectives pour 2021. Le président de la fédération, Olivier Salleron, a ainsi pu dévoiler les chiffres de construction dans le bâtiment résidentiel, mais aussi dans le non résidentiel.
Le président de la FFB a d’abord évoqué le choc sur le marché des crédits à l’habitat découlant du durcissement des recommandations du HCSF intervenu fin 2019, mais qui s'est accéléré en 2020. Ceci se traduit par une prudence accrue des établissements prêteurs. « On sait qu’il y aura moins de primo-accédants qui vont investir en logements neufs », indique-t-il.
Sur le logement neuf, le responsable de la fédération évoque également des choix politiques, comme ceux afférents à « la non artificialisation des sols et la non densification ». S’ajoute à cela le temps pour reconstruire la ville sur la ville, via des démolitions et reconstructions. Enfin, l’élection d’écologistes dans certaines mairies et Métropoles gèle certains projets, voire des quartiers entiers.
La RE2020, facteur de surcout
Olivier Salleron a également critiqué les attaques répétées contre Action Logement et le logement social, mais a aussi fustigé la nouvelle réglementation thermique RE2020. Celle-ci devrait augmenter les surcouts. Alors que le gouvernement estime ceux-ci à 4%, la FFB, son Pôle Habitat, mais aussi l’USH et les promoteurs individuels l’estiment entre 7% et 15 %.

Pour lire la totalité de l'article, abonnez-vous ou identifiez-vous

