<p>(SDH/LPI)</p>
Ce plan avait été annoncé en décembre dans le cadre du plan France Relance. Il atteindra désormais 630 millions d’euros.
Le Gouvernement avait déployé un fonds de 300 millions d’euros pour le financement des opérations de recyclage des friches abandonnées. Annoncé en décembre dernier dans le cadre du plan France Relance, cet appel à projet a connu un réel succès. La liste des lauréats sera annoncée d’ici la fin du mois de mai, sur la base des propositions des préfets.
Mais suite à ce succès, le gouvernement a annoncé un doublement de ce fonds friches. Il est ainsi abondé de 330 millions d’euros supplémentaires, avec pour objectif d’accompagner un aménagement durable des territoires en maîtrisant l'étalement urbain, de revitaliser les villes et territoires en déprise, et ainsi de freiner l’artificialisation des sols, tout en encourageant la construction de logements.
Le ministère de la Transition écologique rappelle que l’enveloppe initiale de 300 millions d’euros annoncée fin 2020 a fait l’objet d’un cadrage national, et a été déclinée en un appel à projet national sous l’égide de l’ADEME pour les friches industrielles et minières (40 millions d’euros), et des appels à projets régionaux pilotés par les préfets pour les friches urbaines (259 millions d’euros). Ces appels à projets sont aujourd’hui clôturés.
1.119 dossiers, pour 1,56 milliards d’euros demandés.
« Au global, les appels à projets régionaux ont suscité 1.119 dossiers, pour 1,562 milliards d’euros demandés. 631 dossiers ont été déclarés éligibles et suffisamment matures par les préfets, pour un total de 496 millions d’euros de subventions. La totalité de l’enveloppe de 259 millions d’euros (hors Fonds Ademe) prévue sur 2 ans sera finalement débloquée dès la première année, en 2021 (projets d'aménagement urbain, de revitalisation des cœurs de ville et de périphérie urbaine, de requalification à vocation productive...) », précise le ministère.
Cette réhabilitation des friches s’inscrit dans la trajectoire du « zéro artificialisation nette » fixée par le Gouvernement, et est inscrite dans le projet de loi Climat et Résilience actuellement en débat au Sénat. Mais cette réutilisation de friches, qu’elles soient de logements, commerciales, ferroviaires, portuaires ou routières, industrielles, militaires ou minières, s’accompagne souvent d’un surcoût, notamment en cas de pollution, qui rend plus difficile l’équilibre économique de ces opérations, en particulier en secteur détendu. Et pour ces opérations hors marché, un soutien public est souvent indispensable.
« Le soutien économique du Fonds friches est complémentaire des dispositifs que l’Etat déploie avec ses opérateurs, en particulier les établissements publics fonciers, ou des outils de contractualisation et de financement, comme les ‘projets partenariaux d’aménagement’ ou les ‘opérations de revitalisation territoriale’», conclut le ministère.
