<p>Olivier Salleron (SDH/LPI)</p>
Les professionnels du secteur ont rencontré jeudi plusieurs ministres. Une prise en charge du coût de la mise en activité partielle des salariés du BTP est étudiée, quand elle résulte d’une telle pénurie.
Une réunion était organisée jeudi par Bruno Le Maire, Emmanuelle Wargon et Alain Griset. Celle-ci a permis « des avancées substantielles », indique la fédération. Suite à ses demandes « argumentées et répétées » selon la fédération, cette dernière a indiqué que le gouvernement étudiait « effectivement la prise en charge intégrale du coût de la mise en activité partielle des salariés du BTP dès lors qu’elle résulte d’une pénurie de matériaux ».
Il « travaille également à identifier les moyens de limiter les exportations sauvages de grumes, qui constituent l’une des causes des difficultés actuelles d’apprivoisement en produits bois », précise la FFB.
Assouplissement à venir en matière de délais pour les dispositifs étatiques
Une circulaire interministérielle devait en outre être publiée dans la journée « afin de renforcer l’impact concret des préconisations déjà faites par le ministre de l’Économie sur les marchés publics, en termes de gel des pénalités de retard comme en termes de prise en compte des surcoûts ». Celle-ci s’accompagnera d’une communication du gouvernement à destination des marchés privés.
Par ailleurs, Alain Griset a annoncé un possible assouplissement à venir des règles en matière de délais maximum de réalisation des chantiers pour bénéficier de certaines aides publiques (MaPrimeRénov’, CEE, …)
Selon Olivier Salleron, président de la FFB, « le gouvernement prend acte du fait que la crise ne se limitera pas à un épiphénomène sur quelques semaines, donc qu’un accompagnement du secteur s’avère nécessaire. Les mesures annoncées doivent maintenant trouver une traduction rapide. La FFB reste donc mobilisée et réitère aussi sa demande de rendre possible la mobilisation immédiate de la créance de carry-back jusqu’à fin 2021. Cette mesure de simple trésorerie rendra les entreprises plus à même de supporter les surcoûts immédiats ».
