<p>(SDH/LPI)</p>
Pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes, « l’État doit cesser de perdre du temps et prendre enfin une décision ».
La Région Auvergne-Rhône-Alpes presse l’État sur les accès français du Lyon-Turin de Lyon à Saint-Jean-de-Maurienne. Celui-ci n’a en effet « toujours pas annoncé son choix sur les options retenues », indique la collectivité territoriale. Aussi, « l’Etat doit cesser de perdre du temps et prendre enfin une décision », selon elle.
Les accès français du Lyon-Turin de Lyon à Saint-Jean-de-Maurienne ont été déclarés d’utilité publique. En outre l’Europe avait il y a quelques mois annoncé un financement significatif, et l’Italie progresse à grands pas. Or pendant ce temps, « l’Etat reste à la traîne », regrette la Région, qui interpelle l’Etat.
« Mais qu’attend l’Etat ? Alors que l’ensemble des acteurs du projet sont activement engagés, l’Etat français tergiverse et fait encourir un nouveau retard au chantier des accès français à l’ouvrage. Cela malgré des engagements de livrer une décision au premier trimestre de l’année. »
Région Auvergne-Rhône-Alpes
La Région met en avant l’intérêt en matière de lutte contre la pollution.
« Aujourd’hui de 90% des transports de marchandises s’effectuent par la route dans la vallée de la Maurienne. Demain, si la nouvelle ligne Lyon-Turin était amenée à être opérationnelle, ce sont plus d’un million de poids lourds qui seront chaque année amenés à utiliser le rail plutôt que la route, avec pour conséquence directe une baisse drastique de la pollution et donc à la fois une hausse de la sécurité routière et à la fois une amélioration de la qualité de l’air et de la santé de nos habitants. »
Région Auvergne-Rhône-Alpes
La Région note que, pour l’ensemble de ces raisons, ce projet majeur « ne doit pas accuser de nouveaux retards ». L’Etat français doit, selon elle, « être au rendez-vous de ce grand chantier européen indispensable pour notre région et notre pays ».
La Région rappelle que le comité d’orientation des infrastructures-COI à la suite du rapport Duron de 2018 n’avait pas classé les accès au Lyon-Turin comme une priorité nationale. La collectivité était alors intervenue pour que soient repriorisés les accès et que l’étude sur le tracé soit maintenue.
