Des promoteurs ont décidé de porter plainte après avoir été victimes de "chantage" organisé : verser des sommes d’argent allant jusqu’à 300 000 euros contre l’abandon de recours contre les permis de construire.
L’affaire a été révélée ce matin par le Parisien. Des promoteurs étaient victimes d’une nouvelle forme de racket. Ceux-ci devaient verser, selon le journal, des sommes allant de 50 000 à 300 000 euros à des particuliers contre l’abandon de recours contre des permis de construire. Une organisation qui serait menée semble-t-il par une organisation rigoureuse, attestée notamment par la présence de courriers « identiques envoyés sous des noms différents mais pour des motifs reproduits au mot près ».
Les particuliers ne seraient souvent pas des riverains des immeubles à bâtir, et les attaques contre les permis seraient menées « par de mystérieux particuliers sur la Côte d’Azur, en Normandie, en région parisienne ou dans l’Est ».
Plaintes déposées
Les particuliers en question auraient poussé le bouchon tellement loin que le président de la fédération des promoteurs Marc Pigeon a décidé de sortir du silence « Cela ne peut plus durer », a-t-il indiqué au journal régional concernant ces pratiques qui toucheraient 6 à 10% des 110 000 logements érigés annuellement. La contre-attaque judiciaire s’est donc mise en marche, ces pratiques pouvant selon Marc Pigeon s’assimiler à de l’extorsion de fonds. Selon le journal, des plaintes pour tentative d’extorsion de fonds ou pour « recours abusifs » auraient déjà été déposées à Marseille.
