<p>Emmanuelle Cosse, présidente de l'USH (Capture USH)</p>
Une enquête a été réalisée par l’union des bailleurs sociaux en décembre auprès de 193 organismes Hlm, comptabilisant 2.263.000 logements sociaux, soit 47 % du parc HLM.
L’Union sociale pour l’habitat, organisation qui regroupe les bailleurs sociaux, a rendu publics lundi les résultats d’une enquête Flash menée auprès des organismes HLM sur l’impact de l’inflation, et notamment de la hausse des coûts de l’énergie sur la situation financière de leurs locataires. L’enquête a été réalisée en décembre auprès de 193 organismes Hlm, comptabilisant 2.263.000 logements sociaux, soit 47 % du parc Hlm.
Et celle-ci alerte sur les deux tiers des organismes répondants qui enregistrent une « augmentation du nombre de ménages en difficulté financière ». La même proportion déclare avoir « perçu des signaux alertant sur des difficultés financières ».
Retards
Selon l’enquête, près de la moitié des organismes enregistrent une hausse de plus de 10 % du nombre de ménages en retard de paiement de loyer de plus de trois mois par rapport au 31 décembre 2021, date de la précédente mesure. Parmi les organismes qui enregistrent les plus fortes hausses en termes de ménages en retard de paiement de plus de trois mois, la part de ceux qui ont un chauffage au gaz est supérieure à la moyenne (près de 30 %, contre 25 % en moyenne sur l’ensemble des répondants).
L’USH précise que des enquêtes quantitatives sur les impayés, enregistrant des données mensuelles sur le nombre de ménages en impayés et les niveaux d’impayés, seront conduites en 2023 avec une périodicité trimestrielle. La première sera lancée en mars et portera sur les situations enregistrées à fin décembre, fin janvier et fin février.
«La montée des difficultés financières des locataires était hélas annoncée, compte tenu du caractère très incomplet du bouclier tarifaire mis en place par le Gouvernement pour les personnes chauffées collectivement au gaz et à l’électricité. A ce jour, elles ne bénéficient d’ailleurs toujours pas de la même protection que l’ensemble des Français. Leurs difficultés se vérifient aujourd’hui. J’en appelle à la Première ministre, Elisabeth Borne, et à Olivier Klein, ministre de la Ville et du Logement. Cette situation va rapidement devenir insupportable pour des centaines de milliers de familles aux revenus modestes. Les alertes répétées du Mouvement Hlm doivent trouver des réponses concrètes, opérationnelles et justes de la part du Gouvernement. »
Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat
