<p>(SDH/LPI)</p>
Une réunion rassemblait mercredi les représentants des bailleurs, promoteurs, associations, syndics de copropriétaires et fédérations de l’immobilier, dans le cadre du plan de sobriété énergétique.
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et Olivier Klein, ministre délégué à la Ville et au Logement, ont réuni mercredi les représentants des bailleurs publics et privés, promoteurs, associations, syndics de copropriétaires et fédérations professionnelles de l’immobilier, dans le cadre du plan de sobriété énergétique.
Ces participants ont fait un point d’étape sur les mesures de sobriété mises en œuvre dès cet automne. Ils ont évoqué les moyens de les pérenniser et d’aller plus loin encore, dans un secteur où les enjeux sont immenses. Le bâtiment représente en effet près de 45% de la consommation d’énergie finale en France et génère environ 20% des émissions directes de gaz à effet de serre.
Dans leur plan de sobriété, les acteurs du logement avaient proposé des leviers d'économies d'énergie reposant sur de nouvelles obligations réglementaires pour les bâtiments (calorifugeage des réseaux, installation obligatoire de système de pilotage du chauffage et de la climatisation), mais aussi des changements de comportement des usagers (respect de la température de chauffage à 19°C, décalage de la période de chauffe dans les bâtiments chauffés collectivement, réglage des chaudières, décalage de l'utilisation des appareils électroménagers, arrêt du chauffage en cas d'absence).
En novembre 2022, les ministres de la Transition énergétique et de la Ville et du Logement ont missionné Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, pour collecter et analyser les retours d’expérience pour faire ressortir les mesures efficaces et créer des outils pour faciliter la prise de décision, pérenniser les actions et entrainer les acteurs non-encore engagés. Les ministres l’ont également missionné pour créer des outils pour communiquer et transmettre les bons messages selon les cibles identifiées en se concentrant sur des mesures choisies, à l'échelle de la filière , mais aussi pour identifier les freins et les leviers complémentaires pour massifier les actions et aller plus loin.
Acte 2 du plan de sobriété
Ces travaux du Plan Bâtiment Durable seront finalisés dans les prochains mois. Un décret et un arrêté relatifs à la mise en place de thermostats et au calorifugeage des réseaux d'eau dans le secteur résidentiel et tertiaire sont, en parallèle, en cours de finalisation. Ces mesures ont été identifiées par le secteur comme particulièrement efficaces, car rapidement rentables. Après ce premier bilan, les acteurs du logement ont fait état de leur souhait de poursuivre leur action, dans le cadre de l’acte 2 du plan de sobriété. Ils ont fait part de leur mobilisation pour que ce secteur poursuive la dynamique entreprise et que les outils permettant efficacement de réduire la consommation soient bien mis en place. Les ministres ont également rappelé, à l’issue des échanges, la stratégie du Gouvernement pour accélérer la rénovation thermique des logements, complémentaire des mesures de sobriété dans le secteur mais tout aussi prioritaire pour la transition énergétique et environnementale.
« La bataille de la sobriété énergétique des logements est lancée. Avec les acteurs de la filière, nous en avons posé les bases et nous allons poursuivre les efforts en travaillant en profondeur pour mieux piloter les consommations, améliorer le bâti et accompagner tous ceux qui veulent être maitres de leur consommation d’énergie et souhaitent adapter leurs usages. »
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique
« Les Français ont été au rendez-vous de la sobriété en changeant leur usage et en réduisant leur consommation en particulier au sein de leur logement. Le monde du Logement est engagé et mobilisé. Faisons de cet hiver le socle d’une démarche de sobriété qui nous permettra d’aller encore plus loin. En conjuguant sobriété et massification de la rénovation des logements, nous parviendrons à réduire les consommations ce qui est un gain en terme de pouvoir d’achat et ce qui est bon pour la planète. »
Olivier Klein, ministre délégué à la Ville et au Logement
