Les transactions dans les trois premiers départements de Rhône-Alpes ont nettement progressé le mois dernier.
Les transactions immobilières sont restées à un bon niveau en avril 2011, selon les dernières statistiques du CGEDD. Sur le mois, les montants cumulés sur 12 mois des inscriptions aux hypothèques dans le Rhône se sont révélés être en hausse de 21%, à 1.36 milliards d’euros. C’est son niveau le plus élevé depuis octobre 2008.
La même tendance est observée sur d’autres départements de Rhône Alpes. Ainsi, dans la Loire, cette nette tendance à la hausse est également observée, avec une croissance de 26% en cumul 12 mois, à 414 millions d’euros. Dans l’Isère, la progression des montants cumulés sur 12 mois des inscriptions aux hypothèques est, elle, de 15% à 746 millions d’euros.
A noter toutefois que les inscriptions aux hypothèques sont en net décalage avec les compromis de vente, dont le montant total est le premier indicateur avancé du marché immobilier.

Titre trompeur, car ce ne sont pas les ventes qui sont en hausse en avril, mais les inscriptions aux hypothèques, qui sont le fruit des ventes réalisées en décembre 2010, alors que tous les acheteurs se précipitaient pour signer avant la fin du mois pour bénéficier encore de la déductibilié des intérêts d’emprunt. Dans la réalité, les ventes de neuf sont en baisse de 48% en ce début d’année sur l’agglomération lyonnaise, et les ventes dans l’ancien ne décollent pas;
Désolé pour le bug à l’éditing, qui a coupé une partie de la dernière phrase, qui explique ce décalage. A noter toutefois que même si il est exact que la transaction s’étale sur trois mois, le transfert de propriété ne s’effectue qu’au passage devant le notaire… Le décalage serait exactement le même dans le cas inverse, c’est à dire si le marché rebondissait, pendant que les transactions, elles, stagneraient ou baisseraient… Aux Etats-Unis, il existe deux indicateurs, 1) les ventes de logements neufs ou anciens à proprement parler, qui recensent les transactions en transfert de propriété, et 2) les promesses de ventes, qui recensent les compromis de vente. Ce dernier indicateur n’existe pas en France (si l’on excepte la base Dynamic des notaires, qui eux parlent bien dans ce cas-là d’avant-contrats).