<p>(HCSF)</p>
Le HSCF, qui s’est réuni ce lundi, n’a, certes, pas fait évoluer les critères en matière de distribution de crédit à l'habitat, mais a en revanche levé une norme portant sur la concentration de l’endettement des grandes entreprises très endettées.
Le Haut Conseil de stabilité financière (HSCF) se réunissait ce lundi à Bercy pour sa seconde séance de 2025. Celui-ci, qui a procédé à un examen des risques et des vulnérabilités affectant le secteur financier français, a indiqué constater que le niveau d’incertitude globale avait augmenté, tout en notant que les mouvements de volatilité avaient «été absorbés par les acteurs financiers français, signe de leur résilience». Le HSCF souligne en outre que «le système bancaire français et les organismes d’assurances et de réassurance présentent des positions de capital et de liquidités solides et conservent de bonnes conditions de financement».
L’autorité macroprudentielle note par ailleurs que l’encours de crédit aux particuliers repart légèrement à la hausse de l’ordre de 0,6% en glissement annuel en mars. Le crédit bancaire aux sociétés non financières confirme de son côté son rebond avec une hausse de 2,2 % en mars en glissement annuel. Le HSCF note que «les ménages comme les entreprises non financières bénéficient de l’assouplissement de la politique monétaire, au travers de la baisse de coût des nouveaux crédits», et que «les niveaux d’épargne des ménages et de trésorerie des sociétés non financières demeurent élevés, participant à leur résilience».
Sur le front du crédit à l’habitat, la production poursuit sa reprise depuis le point bas de février 2024. Il a ainsi atteint 12 milliards d’euros hors renégociations en mars. Par ailleurs, l’utilisation de la marge de flexibilité dont bénéficient les établissements bancaires dans le cadre de la mesure sur les conditions d’octroi des nouveaux crédits à l’immobilier résidentiel augmente à 15,7% au premier trimestre 2025, contre 15,3% au même trimestre en 2024. Ceci reste très nettement en-deçà du plafond de 20%, note l’autorité macroprudentielle.
Abandon d’une mesure
Le HCSF juge que l’environnement économique et financier justifie le maintien du taux de la réserve de protection du crédit à 1%. En revanche, le Haut Conseil constate que les risques spécifiques qui l’avaient conduit à introduire le coussin pour le risque systémique sectoriel (sSyRB) portant sur la concentration de l’endettement des grandes entreprises très endettées auprès de certains établissements de crédit avaient nettement diminué, «ce qui se traduit aujourd’hui par des exigences prudentielles non significatives au titre de ce coussin».

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Le HSCF, qui s’est réuni ce lundi, n’a, certes, pas fait évoluer les critères en matière de distribution de crédit à l'habitat, mais a en revanche levé une norme portant sur la concentration de l’endettement des grandes entreprises très endettées.