Selon le RICS, la présence d'espace verts dans les villes pourrait permettre de limiter de façon importante le réchauffement climatique.
L’information est de nature à conforter les paysagistes et autres concepteurs de toits et murs végétalisés. Une étude récente de la RICS vient de montrer que l’impact du changement climatique dans les zones urbaines pouvait être diminué de 2,5°, via l'augmentation de la quantité d’espaces verts dans la ville.
Selon cette étude, l'augmentation de température constatée ici 2050 devrait être de 3,5 % au Royaume-Uni d'ici 2050. Face à cette situation, les zones urbaines sont particulièrement vulnérables. En effet, dans les zones urbaines, la température moyenne excède de 6 °C celles des zones rurales. « Retirer seulement 10% de l’espace vert d’une zone bâtie peut faire apparaître une augmentation maximale des températures de près de 7°C » note ainsi la RICS.
Favoriser les infrastructures vertes
Pour l'institution, il faut ainsi faire plus afin de faire face à ce problème croissant, et notamment préserver les espaces verts, trop souvent sacrifiés au profit de nouvelles constructions. Elle exhorte ainsi les institutions politiques à prendre le problème à bras le corps, et de favoriser l'émergence de stratégies d'infrastructures vertes. Pour Paul Collins, président de la RICS pour l’infrastructure verte, « il est ainsi crucial que les autorités nationales, locales, les promoteurs et les propriétaires fonciers individuels prennent davantage en considération les avantages de l’infrastructure verte ».
Cette problématique soulevée par la RICS peut toutefois paraitre entrer en confrontation avec les exigences de densification de l’habitat, mises également en avant par les contempteurs de l’étalement urbain. Car redéployer des espaces verts en ville a certes l’avantage, selon le RICS, d’abaisser la température en milieu urbain, d’aider à prévenir les inondations, d’améliorer la qualité de l’air, de réduire le bruit et de supporter la biodiversité. Ceci peut toutefois revenir, en l’absence de possibilité de rehaussement des immeubles en ville, à accentuer le développement urbain et mettre la pression sur les SAFER, produisant l’effet inverse à celui escompté.
Les murs et toits végétaux, l'une des pistes?
Reste la solution des toits végétaux évoquée par Tom Mulhall, directeur associé de la RICS, qui a notamment pour avantage d’optimiser la température intérieure d’un bâtiment: « l’ajout de matière végétale et de plantes sur le toit d’un bâtiment peut aider à modérer sa température intérieure et pourrait avoir un impact sur les coûts de fonctionnement des entreprises » note ainsi ce dernier. Selon Paul Collins, « rendre prioritaires les parcs, les jardins, les potagers et les plantations sur les murs et les toits pourrait contribuer à réduire la tendance croissante du réchauffement urbain de 2,5°C».
