(SdH/LPI)
La foncière a dévoilé jeudi matin, avant l’ouverture des marchés, ses résultats semestriels.
Foncière Inéa a fait part ce jeudi de ses résultats semestriels. Le groupe a enregistré 38,8 millions d’euros de revenus locatifs bruts au premier semestre 2026, un chiffre en baisse de 5,5% par rapport à la même période l’an dernier, du fait de l’impact du programme d’arbitrages en cours. On note en effet qu’à périmètre constant, les revenus locatifs sont quasiment stables, en contraction de seulement 0,7%, et ce malgré «l’atonie persistante du marché locatif et l’enjeu que représentait l’année 2026 dans l’échéancier des baux d’Inéa, avec 18% des loyers concernés par un départ possible de locataires».
L’activité locative se tient dans un marché immobilier encore difficile avec plus de 21.000 m² signés. La foncière a fait état d’un signal positif, à savoir le retour de quelques transactions significatives, émanant de grands groupes. Ce fut notamment le cas concernant Thalès pour 1.100 m² à Rennes mais aussi l’État qui a prix 1.190 m² à Saint-Étienne sur le périmètre bureaux. Le groupe fait état de mesures d‘accompagnement restant limitées (13%), près de 45 % des baux étant à durée ferme de 6 ans.
Au 30 juin 2026, le taux de vacance du patrimoine s’élève à 13,2%, en hausse par rapport au 31 décembre 2025 (11,6%). «L’augmentation de la vacance s’explique principalement par les cessions d’immeubles pleins – la vacance sur périmètre constant passe de 6,9% à 8,5% - et par les fins de garanties locatives sur les derniers parcs d’activités livrés », note Inéa qui ajoute qu’il n’y a, à date, plus aucune garantie locative en cours sur le patrimoine de la foncière.
Des charges financières nettes en augmentation
La foncière a également insisté sur les charges financières nettes, lesquelles sont en hausse de 9% sur 12 mois, à 11,6 millions d’euros.
«Le fait marquant de ce semestre est la forte baisse des gains sur couverture (-1,6 millions d’euros sur 12 mois), liée à l’extinction d’instruments de couverture historiques très compétitifs, conclus à des strikes compris entre 0,5% et 0,75%. Cette perte de produits financiers n’a été que partiellement compensée par la baisse des intérêts des emprunts résultant de la baisse du niveau moyen d’Euribor 3 mois et la réduction de l’encours moyen de dette (-18 millions d’euros). Au 30 juin, le coût moyen d’endettement de la société – après couverture - est ainsi de 3,75% (contre 3,60% au 31 décembre 2025).»
Foncière Inéa
Le groupe a également fait part d’une contraction du résultat net récurrent de l’ordre de 11%. La maîtrise des frais de fonctionnement nets permet d’atténuer la baisse de l’excédent brut d’exploitation (EBE) à -3%, soit -780.000€. Au final, compte de l’évolution des charges financières nettes, le résultat net récurrent (RNR), en valeur absolue comme par action, recule de 11%, soit -1.548.000, sur 12 mois, note le groupe
Un patrimoine de 1.195 millions d’euros
Le patrimoine a connu un ajustement de valeur limité à -0,9% à périmètre constant, dû essentiellement à l’effet du passage en droits pleins de 4 actifs ayant dépassé les 5 ans d’âge. La valeur du patrimoine Inéa au 30 juin, avec l’effet mécanique des arbitrages réalisés, s’élève à 1.195 millions d’euros (droits compris), contre 1.210 millions d’euros au 31 décembre 2025, ce qui correspond à un taux de capitalisation moyen stable de 6,50%.
Les actifs nets réévalués EPRA par action sont en retrait de 3 à 5% sur 6 mois, impactés par la distribution du dividende (2,70 € par action), et oscillent entre 46,4 € (ANR NTA) et 52,4 €/action (ANR NRV)
Poursuite des arbitrages et désendettement
La société a poursuivi ce semestre sa politique d’arbitrages ciblés, visant à diminuer son niveau d’endettement, conformément à l’objectif annoncé en début d’année, avec une cession de 7 millions d’euros de lignes historiques, au volume unitaire modeste, au premier semestre. Des arbitrages plus significatifs sont en cours, pour porter le volume d’actifs cédés en fin d’année à plus de 40 millions d’euros. L’endettement net de la Société atteint 602 millions d’euros au 30 juin 2026.
Le ratio d’endettement (LTV) est en hausse ce semestre, du fait du paiement intégral du dividende. Si le dividende avait été lissé, le LTV aurait été de 52,6%, en très légère hausse du fait de la baisse des valeurs d’expertises. Au 31 décembre prochain, le LTV baissera avec la réalisation des arbitrages prévus, modulo l’évolution de la valeur des actifs. A iso-valeur, il devrait être très proche de l’objectif de 50% annoncé par la foncière en début d’année, note le groupe
La gouvernance confirmée
Les actionnaires ont, lors de l’assemblée générale du 20 mai, conforté la gouvernance, en renouvellement pour trois ans les mandats de 5 administrateurs , à savoir Philippe Rosio, Arline Gaujal-Kempler, Dominique Potier Bassoulet et les sociétés MACIF et SIPARI.
Le conseil d’administration qui s’est tenu à l’issue de l’assemblée générale a en outre renouvelé sa confiance à Philippe Rosio en le reconduisant pour trois ans à la tête de Foncière INEA en qualité de président, en optant par ailleurs pour le cumul des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général. Il a également reconduit Arline Gaujal-Kempler en qualité de directrice générale déléguée pour un nouveau mandat de trois ans.
« La Société est toujours focalisée sur la réalisation de ses deux objectifs opérationnels, l’abaissement de son endettement et l’amélioration du taux d’occupation de son patrimoine. La politique d’arbitrages ciblés mise en œuvre depuis l’an dernier, qui permet de saisir les opportunités de marché et de céder aux valeurs d’expertise, porte ses fruits. Modulo l’évolution des valeurs d’expertise au second semestre, l’objectif de revenir à un LTV sous les 50% sera quasiment atteint en fin d’année avec la réalisation des arbitrages en cours. Le succès de la politique d’arbitrages permet d’ailleurs de relever la guidance de cash-flow/action pour l’exercice 2026 : annoncé dans une fourchette de 4,6 à 5 €/action en début d’année, il est désormais attendu entre 5,9 et 6,5 €/action, selon la bonne réalisation des cessions en cours. Les résultats opérationnels sont aujourd’hui marqués par la réduction du patrimoine en exploitation liée à la politique d’arbitrage ; demain, ils bénéficieront de l’amélioration du taux d’occupation du patrimoine avec la reprise du marché locatif. »
Philippe Rosio, président-directeur général d’Inéa
Le titre de Foncière Inéa était stable, jeudi, suite à cette publication.
