L’association de consommateurs dénonce les pratiques de certaines agences immobilières et en appelle à l’Etat.
L’UFC Que choisir a rendu publique son étude sur les conditions de location via les agences immobilières dans la région, réalisée auprès de 166 d’entre elles. Et selon l’association de consommateur, les pratiques abusives seraient légion, de l’information à la transaction en elle-même.
Dans 23 cas sur 148, les agences informeraient mal les clients, avec des honoraires invisibles depuis l’extérieur. Certaines d’entre elles demanderaient en outre des documents interdits, comme par exemple l’attestation de l’employeur, ou encore une attestation du précédent bailleur.
Vers une limitation des honoraires ?
L’association met également le doigt sur les honoraires des agences, lesquels seraient prohibitifs, à 1.1 mois de loyers hors charge alors même que « d’après une interprétation stricte de la loi par les tribunaux, notamment la Cour d’appel de Grenoble dans un arrêt de 2004, le locataire ne doit à l’agence que la seule rédaction de l’acte » selon l’UFC. Outre cet aspect, elle souligne en outre que le logement locatif privé pose probléme en raison « des conditions d’élaboration des états de lieux et bien évidemment des conditions de restitution de dépôt de garantie ».
Face à ces abus, les associations locales d’UFC Que Choisir ont saisi les Directions Départementales de la Protection des Personnes (ex DDCCRF) pour qu’elles procèdent à des contrôles des agences immobilières et font pression sur les parlementaires pour que soit proposée une limitation des honoraires des agences immobilières pour les locataires à la seule rédaction du bail.
