Les prix de l'immobilier ont poursuivi leur recul initié au début de l'été.
La déprime s'accentue sur le front de l'immobilier outre-Manche. Selon Nationwide, les prix ont encore reculé de 0.7% en septembre par rapport à août, confirmant la tendance constatée depuis le début de l'été. Sur trois mois la baisse des prix atteint 1.5%, contre un recul de 1.0% un mois plus tôt, soit le plus mauvais indicateur depuis avril 2009 en août. La chute est encore plus brutale sur des chiffres annuels, la hausse ayant fortement ralenti passant de 3.4% (septembre 2009-septembre 2010) le mois dernier à 1.4% ce mois-ci (octobre 2009-octobre 2010). Les emprunteurs britanniques sont en effet inquiets du fait des mesures restrictives décidée par le gouvernement Cameron.
A ce rythme, Nationwide doute que l'année 2010 se solde par une hausse des prix de l'immobilier. Si Novembre et Décembre se révèlent être de même facture, les prix pourraient s'avérer négatifs, avec une variation comprise entre -1% et 0%. Une piètre performance comparée à la hausse de 5.9% observée en 2009.
Néanmoins, la banque mutualiste veut croire que la seconde vague d'assouplissement quantitatif dit de 'Quantitative easing' décidée par les autorités monétaires britanniques pourrait avoir un impact positif sur les prix, d'abord en abaissant les rendements sur les emprunts d’État, ce qui redonnerait de facto du pouvoir d'achat immobilier aux ménages. Cette politique de création de monnaie pourrait en outre avoir pour effet un réinvestissement de cette dernière dans de la dette bancaire, améliorant de facto les besoin en financement des banques. Enfin la politique de Quantitative Easing, dite de QE2 pourrait bien avoir pour effet de remonter les prévisions d'inflation, incitant les acteurs économiques à se porter sur les actifs plutôt que de continuer à garder du cash.
