Le président de la BCE a indiqué jeudi qu’une hausse des taux directeurs de la BCE était possible en avril.
La déclaration a surpris plus d’un analyste. Jean Claude Trichet , le président de la Banque Centrale Européenne a en effet annoncé qu’une hausse des taux directeurs de la zone euro était possible lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire.
Il faut dire que le président de la BCE et ses pairs étaient depuis le début de l’année confrontés à une équation conjoncturelle délicate. D’un côté une situation très contrastée en termes de croissance dans la zone - l’activité est en effet vigoureuse en Allemagne, correcte en France et délétère dans les pays dits PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne) – et de l’autre une inflation qui a dépassé depuis belle lurette les 2%. Les prix à la consommation sont en effet ressortis à 2.4%, soit bien plus que de raison dans l’esprit d’un banquier central.
Las, il fallait bien agir, et c’est ce qu’a fait la BCE en tapant un grand coup sur la table. En remontant les taux, elle espère contenir les pressions inflationnistes. Elle risque également de porter la responsabilité d’une atonie de la croissance en cas de ralentissement de celle-ci, déjà bien anémique. Et ce malgré sa volonté affichée de vouloir procéder à une hausse de taux « mesurée »…
