Le réseau d’agences immobilières Laforêt a fait le point hier sur les grandes tendances du marché immobilier lyonnais, décrivant un marché en proie à de forts déséquilibres tant en termes d'offre et de demande que de prix entre quartiers.
« Le grand écart » Le titre de la conférence de presse Laforêt hier matin se voulait évocateur. Le réseau immobilier, présent sur le Grand Lyon au travers de 35 agences, a en effet présenté un bilan contrasté de l’année 2010, marquée par un écart creusé entre l’offre et la demande, et un écart géographique grandissant en termes de prix. Selon Laforêt, si la hausse des prix atteint certains secteurs de Lyon, on peut néanmoins constater une relative stagnation, voire même, dans certains quartiers, une baisse.
Un déséquilibre creusé entre l’offre et la demande
Sur le Grand Lyon, le réseau a constaté une envolée de 38 % de la demande. Parallèlement, l'offre s'est raréfiée avec une baisse de 25 % du stock de biens à vendre. Malgré ce déséquilibre, le nombre de transactions est parvenu à augmenter, de 23 % sur le Grand Lyon, un rythme de progression supérieur à celui constaté en régions (+12 %). « Sans ce déséquilibre entre offre et demande, le volume de transaction aurait pu être nettement supérieur » relève Elix Rizkallah, président des franchisés Laforêt.
Conséquence directe de cet état de fait : des prix moyens à la hausse, à 2438 euros du mètre carré sur le Grand Lyon, et un délai de vente moyen en baisse de 29 jours. Les acquéreurs sont, du fait de cette relative pénurie, moins enclins à négocier : l’écart de prix moyen a ainsi reculé au niveau national de 7.45% à 6.2% sur l’ensemble des franchisés Laforêt. Sur le Grand Lyon, l’écart de prix négocié atteint 4.4%.
2011, année de rééquilibrage
Le réseau prévoit toutefois un rééquilibrage en 2011. Le réseau constate une légère rétractation de la demande, face à une offre qui peine à se reconstituer. Malgré tout, « Le marché reste sain, pas trop perturbé par la présence d’investisseurs » note Christian Luminet, Président des franchisés de la région Grand Lyon. Pour ce dernier, jamais le marché lyonnais n’avait été aussi hétérogène, avec des quartiers où les prix flirtent les 5000 euros le mètre carré, et d'autres où existe une situation de quasi blocage, et où des biens ne trouvent pas preneur à 2300 € le mètre carré.
4°, 3° et 6°arrondissements, les valeurs refuges
Dans un tel contexte, le troisième, sixième, et quatrième arrondissement de Lyon apparaissent plus que jamais comme des valeurs refuge. Renforcés par les réseaux de transport urbain, le réseau note l'émergence du septième arrondissement et du quartier Confluence. La demande sur Lyon Centre a ainsi progressé de 40 %, soit une hausse supérieure aux 12 % enregistrés par la première couronne Est et aux 30 % constatés dans la première couronne Ouest.
Une forte demande sur la deuxième couronne
La hausse de la demande a toutefois été plus forte sur les deuxièmes couronnes, tant à l'Est (+58 %) du côté de Bourgoin Jallieu, qu’à l'Ouest (+50 %). L'offre, quant à elle, a baissé de 35 % dans Lyon centre, est de 39 % et de 35 % dans les premières couronnes Ouest et Est. La baisse de l'offre est toutefois un peu moins sensible dans les deuxièmes couronnes Est (-14 %) et Ouest (-11 %), ce qui se traduit par une forte reprise des transactions dans ces secteurs.
Côté tarifs, les prix au mètre carré ont progressé de 7 % dans les premières couronnes, et de 11% dans Lyon centre. Les prix ont toutefois stagné dans les deuxièmes couronnes Est et Ouest (+3% et -2%). L'Ouest est en outre « pénalisé par une déficience en matière de transport », note Gérard Luminet.
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