Le groupe poursuit sa mue et devrait présenter un plan de continuation au cours du second semestre.
C’est un changement de modèle économique, presque de philosophie qui attend Comareg, la société éditrice de Paruvendu. En redressement judiciaire depuis plusieurs mois, la société est en train de préparer un plan de la dernière chance destiné à assurer sa survie. Avec pour objectif de le proposer, selon les Echos, un plan de continuation d’ici à fin juillet ou au plus tard à l'automne au tribunal de commerce de Lyon. Objectif avoué : « redevenir le premier acteur de la communication locale en France, comme c'était le cas en 2005 », selon les propos de Luis Courtot, directeur général de La Comareg aux Echos.
Internet: priorité numéro un
Pour ce faire, Comareg a dû revisiter son modèle. Fini le papier : les petites annonces, cœur du métier ne seront plus accessibles en priorité sur internet, et l‘hebdomadaire papier ne sera plus utilisé que comme support complémentaire. La priorité du groupe est donc clairement le web, avec en ligne de mire un doublement de l’audience actuelle du site. Pour cela, le groupe lorgne clairement du côté du modèle économique de « leboncoin.fr » : les annonces sont désormais gratuites pour les particuliers, et ne sont payantes qu’en cas de visibilité accrue ou si le client est un professionnel.
L’hebdomadaire, de son côté, deviendra un gratuit centré sur l'actualité commerciale locale. Avec un slogan : « consommez malin ici ». Pour Luis Courtot, qui présentait son plan au journal Les Echos, le groupe misera également sur «la publicité nationale : avec 10 millions d'exemplaires diffusés dans 200 villes nous avons une audience nationale, avec une flexibilité totale sur les 200 villes». Cette mutation a en tout cas déjà eu un coût, avec 758 licenciements au sein de la société et de sa filiale d'impression Hebdoprint. On en saura en tout cas plus sur la soutenabilité de ce plan d’ici au second semestre : la direction prévoit d’ici là un retour à l'équilibre.
