La population de Rhône Alpes va fortement progresser d’ici à 2040, notamment autour du Grand Lyon et dans le Genevois, selon une étude de l'INSEE. Ceci devrait, selon elle, doper la demande en logement.
Ça pousse à l’Est ! La dernière étude de l’INSEE sur l’évolution démographique en Rhône-Alpes d’ici 2040 confirme un peu plus les phénomènes déjà observés lors des derniers recensements : poussée du Grand Lyon et du Genevois, nette progression de la population et vieillissement de celle-ci.
La population en Rhône-Alpes devrait ainsi progresser à un rythme de moitié supérieur à la moyenne nationale. Cette croissance démographique, selon l’INSEE, va créer des besoins nouveaux : écoles, maisons de retraites, mais aussi logements. « La baisse tendancielle du nombre moyen de personnes par ménage amplifierait la demande déjà croissante de logements induite par l'augmentation de la population ». Un fait qui devrait un peu plus faire pression sur les collectivités pour libérer du foncier constructible. « L'éventuelle poursuite du développement des maisons individuelles au détriment des logements collectifs accentuerait sensiblement la consommation d'espace » note ainsi l’INSEE. Un étalement urbain qui pourrait pousser l'influence du Grand Lyon bien au delà des limites actuelles, comme dans la Bièvre mais également le Bugey.
Poussée à l’Est du Grand Lyon
Une première étude de l’INSEE avait déjà annoncé une nette progression de la population en Rhône Alpes, avec une évolution par département. L’étude de ce mois-ci présente cette fois les principales évolutions de la population au sein des zones de la région. Un phénomène principal se dégage : la poussée vers l'Est des populations au sein de la région. Si la Loire devrait ainsi stagner en termes de population, la Haute-Savoie, en revanche, devrait bénéficier de la croissance du Genevois français.
Trois départements pourraient profiter de cette tendance à la hausse de la population : le Rhône, l'Isère, et la Haute-Savoie. Concernant l'Isère, ce ne serait pas la croissance de la métropole grenobloise qui sera responsable de la majeure partie de la croissance de la population, mais plutôt la croissance du Nord Isère, qui devrait profiter de l'extension de l'influence de l'aire urbaine de Lyon.
Dans les 30 prochaines années, le Genevois français et le Grand Lyon devraient être les territoires les plus dynamiques, avec des gains de population supérieurs à 100 000 habitants dans les deux cas : le Grand Lyon devrait gagner 220 000 habitants, contre 126 000 pour le Genevois français. En outre, les populations jeunes de ces deux territoires devraient entraîner un solde naturel important, selon l'INSEE.
Le Grand Lyon, apporteur de Population
À l'inverse, les territoires touchés par le vieillissement de la population devraient être le Mont Blanc, Tarentaise-Vanoise, le Bassin Annécien, le Bassin de Montélimar, le Bassin d'Albertville, la Vallée de la Drôme-Diois, Valence et le centre de la Drôme-Ardèche, ainsi que la Maurienne.
Au final, l'INSEE classe ainsi les territoires en cinq grandes catégories. Le Grand Lyon, tout comme Saint-Étienne métropole, sont ainsi des zones à population jeune susceptibles d'alimenter en nouveaux habitants des zones voisines. Dans le cas du Grand Lyon, l'Ouest lyonnais, le Beaujolais, les monts du Lyonnais, les Dombes, la plaine de l'Ain, la Bièvre, et le sud du Rhône en seraient ainsi les premiers bénéficiaires. Dans le cas de Saint-Étienne, ce serait essentiellement la plaine du Forez qui continuerait d'accueillir les habitants en partance de la ville centre.
