Les taux de crédit immobilier ont progressé de 4 points de base, et s'établissent en moyenne à 3,86 %.
Le rythme de progression des taux de crédit immobilier s'est ralenti au mois de juin. Selon l'observatoire Crédit Logement, les taux n'ont progressé que de quatre points de base par rapport à mai et s'établissent désormais à 3,86 % en moyenne en juin. Cette tendance à l'inflexion du rythme de hausse se confirme donc, après la moindre progression observée en mai et avril. Cette quasi stabilité avait d'ores et déjà été relevée par nombre de courtiers en crédit immobilier, comme Empruntis ou Emprunt Direct. Avec cette légère hausse, les taux sont ainsi revenus à leur niveau de l'été 2006, ou encore à ceux de septembre 2009.
L'impact global de la hausse demeure mesurée, selon l'observatoire : « la demande ne semble pas avoir réagi à cette remontée et l’activité des marchés immobiliers reste soutenue » note Crédit Logement. Il n'en demeure pas moins que la part de production réalisée à un taux inférieur à 4% continue à régresser. Elle est désormais de 48,2 %, alors même qu'elle était de 98,5 % au quatrième trimestre 2010. La part des crédits réalisés à des taux d'intérêt inférieur à 3,5 % étant archi minoritaire, avec une part inférieure à 10 %, alors qu'elle était de 67,1 % au quatrième trimestre 2010.
L'un des phénomènes marquants depuis le quatrième trimestre 2010 est également la croissance soutenue de la part de la production de prêts à taux variable. Celle-ci atteint 9,4 %, alors même qu'elle n'était que de 1,6 % en 2008. Les ménages, en recherche croissante de solvabilité, commence de nouveaux à se réintéresser à cette formule. Car le coût relatif des opérations immobilières financées par emprunt reste au plus haut : il faut désormais compter 3,9 années de revenus pleins pour une opération immobilière, contre un peu plus de 2,75 au premier trimestre 2001.
