Le cabinet d’études économiques ne table pas sur une baisse des prix de l’immobilier, ni en 2011, ni en 2012.
Les prix de l’immobilier ne vont pas diminuer dans les trois prochaines années selon Xerfi. C’est en substance ce qu’a indiqué le cabinet d’études dans sa dernière étude sur le logement « Immobilier de logement en France et en régions, état des lieux, performances financières des opérateurs et perspectives à l’horizon 2015». Pour l’analyste Vincent Desruelles, l’auteur de l’étude, « la vitalité démographique ou le faible niveau de la construction neuve poussent en effet au minimum au statu quo dans l’ancien ».
En 2011 et 2012, la tendance serait donc plutôt à la stabilisation. Plus globalement, d’ici à 2015, une lente progression des prix dans l’immobilier de logement est à prévoir, avant une nouvelle remontée par la suite. Un scénario qui s’appuie, selon le cabinet d’études économiques, sur deux hypothèses, à savoir la persistance d’un contexte macroéconomique dégradé, et la lente remontée du niveau des taux. Le débat sur l'évolution des prix tend donc à se polariser, d'autres institutions comme le BIPE ou HSBC n'excluant pas une baisse des prix dès 2012.
Disparités régionales
Ce scénario de lente progression des prix repose toutefois sur le prérequis d’un maintien de la législation en vigueur. En cas de taxation des plus-values sur la revente de la résidence principale, ce scénario serait donc remis en cause.
Xerfi indique également que les disparités régionales devraient s’accentuer dans les prochaines années. Les régions dynamiques, comme le Languedoc-Roussillon ou Midi-Pyrénées, devraient mieux tirer leur épingle du jeu que des régions comme Champagne-Ardenne ou en Franche-Comté. L’Île-de-France et Paris devraient en outre continuer à tirer la moyenne nationale à la hausse. Le prix des logements anciens en province devrait ainsi progresser moins vite qu’à Paris en 2011 (+2.4% contre 3.4%) et en 2012 (-0.1% contre +0,8 %).
