Les dépenses liées à l'APL, l'ALS, et l'ALF devraient voir leur montant progresser par rapport à 2010.
Les dépenses liées aux aides au logement devraient progresser de 2,6 % cette année, contre 1,7 % en 2010, selon les prévisions du gouvernement, reprises par le journal Les Echos ce matin. Elles pourraient ainsi s'élever à plus de 16,4 milliards d'euros, selon les dernières prévisions gouvernementales. Parmi elles, on trouve l'APL (Aide personnalisée au logement), l'ALS (Allocation au logement social) ou bien encore l'ALF (l’Allocation de logement familiale).
Cette hausse s'explique par le ralentissement des revenus induit par la crise de 2009. En effet, les aides, qui sont calculées au titre de l'année N-2, sont fonction des revenus des ménages, lesquels avaient été impactés par la crise. C'est ce qu'explique le rapport remis en juin à la commission des comptes de la Sécurité Sociale.
L'APL se taille la part du lion
La hausse du chômage explique également voir une partie de la hausse, du fait de la prise en compte par la Sécurité sociale des mois de chômage dans le calcul des aides. D'autre part, les loyers plafond, au-dessus desquels les aides ne sont plus versés, ont été relevés, ce qui devrait contribuer à alourdir la note pour l’Etat et la Sécurité sociale, sur lesquels portent à peu près pour moitié l'effort lié aux aides au logement.
Un bon nombre de bénéficiaires -près d'un tiers- sont en outre des inactifs. C'est notamment le cas pour les étudiants qui touchent l'ALS en cas de location d'un logement dans le secteur privé ou l'APL lorsqu'ils louent dans le secteur public. Selon le rapport, le financement de l’Aide personnalisée au logement (APL) pèse pour moitié (49 %) des dépenses d’aides au logement, et est celle qui évolue le plus vite. C'est également celle que vont demander dans les prochaines semaines bon nombre d'étudiants qui entrent à l'université ou dans des écoles d'enseignement supérieur.
