L’un des deux principaux organismes de refinancement hypothécaire a annoncé une perte de 2.9 milliards de dollars au deuxième trimestre, et demande une nouvelle aide au gouvernement.
Fannie Mae, l’un des deux principaux organismes de refinancement hypothécaire aux Etats-Unis a fait état aujourd’hui d’une perte de 2,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. Une perte qui ne comprend toutefois pas les dividendes versés au Trésor américain. Si l’on intègre ces derniers, les pertes trimestrielles s’élèvent même à 5,2 milliards de dollars, soit un chiffre creusé par rapport à celui de l’an dernier quand il progressait à 3,12 milliards.
Du fait de cette nouvelle déconvenue du groupe partiellement nationalisé en septembre 2008, une semaine avant la faillite de Lehman Brothers, le groupe réclame donc une nouvelle fois un renflouement de la part de l’Etat américain, à hauteur de 5,1 milliards de dollars à l'Etat. Pour Fannie Mae, la situation de ses comptes s’explique en grande partie par l’anémie des marchés de l'immobilier et du crédit hypothécaire" qui sont "sous pressions en raison du taux de chômage élevé, du sous-emploi et du déclin prolongé des prix de l'immobilier".
Son directeur général, Michael Williams, assure pourtant être plus rigoureux qu’auparavant dans les constitutions de portefeuille clients: "nous nous attachons à réduire l'exposition des contribuables en limitant nos pertes liées au crédit et en construisant un nouveau portefeuille solide". Les résultats publiés avaient été impactés par des dépenses de 6,1 milliards de dollars attachées aux prêts, une écrasante majorité de celui-ci étant due à un portefeuille de crédit d’il y a 3 ans. Selon lui, 50% de son portefeuille de crédits immobiliers individuels est ainsi composé de nouveaux prêts.
