Les investisseurs se portaient sur la dette d’Etat française et allemande, alors que la dette espagnole et la dette italienne faisaient l’objet de rachats.
Les marchés obligataires européens ont peu évolué vendredi, les investisseurs craignant un rachat de la BCE des obligations d’Etat de ces pays. Les obligations d’Etat italiennes et espagnoles à dix ans ont, du coup, baissé, les rendements espagnols reculant de 6.27% à 6.03%, et les rendements italiens chutant, eux, de 6.19% à 6.08%.
De ce fait, la hausse des écarts entre les taux allemands et les taux espagnols et italiens était enrayée. Le premier ministre italien a indiqué de nouvelles mesures d’austérité en Italie, afin de parvenir à un budget à l’équilibre en 2013. L’Italie a indiqué vouloir inscrire dans la Constitution la mise en place du principe d'équilibre budgétaire.
Pour sa part, la Commission européenne a répété, par la voix du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, que l’Italie et l’Espagne ne devraient pas avoir besoin de plan d'aide.
De leur côté, les investisseurs se sont dégagés des obligations d’Etat françaises et allemandes. Les taux français progressaient à 3.25% alors que les Bunds remontaient à 2.34%. Les obligations d’Etat des pays dits solides de la zone euro étaient notamment pénalisées par le rapport sur l’emploi américain, qui était bien meilleur que ce qui était anticipé par les investisseurs. Du coup, une plus grande aversion au risque conduisait le marché.
