Les ventes de logements neufs chutent, les prix montent

Les ventes d'immobilier neuf ont reculé de 19% en France sur le premier semestre. Les prix des logements neufs, eux, continuent de progresser.

La baisse des ventes de logements neufs entrevue au premier trimestre se confirme. C’est le constat dressé par la Fédération des Promoteurs Immobiliers, qui a annoncé un repli de 17% des ventes sur le deuxième trimestre. D’un point de vue global, le repli atteint 19% sur le semestre, à 34060 logements. L’évolution est bien plus marquée en Province qu’à Paris, la chute ayant atteint 19% en régions, contre -13% en Ile de France. Lyon et Grenoble sont les villes où les ventes ont le plus chuté : les ventes totales ont reculé de 57% dans la capitale du Dauphiné et de 38% à Lyon sur le premier semestre par rapport à la même période de l’année précédente.

Explication principale de ce trou d’air : la nette baisse des ventes aux investisseurs, due notamment à la chute de de 32 % des ventes en Scellier. 14.068 logements ont été vendus sous ce dispositif au deuxième trimestre, ce qui traduit un appétit moindre des investisseurs pour celui-ci, après des modifications substantielles intervenues au premier trimestre. De ce fait, la part des investisseurs dans les achats de logements neufs, qui atteignait 63% en 2010, est tombée à 50% sur le dernier semestre. Dans le même temps, les primo-accédants, dont la part était déjà peu importante, s’est encore réduite sur l’année, et ce malgré la mise en place du PTZ+. En zone A, ce dispositif en vigueur depuis janvier concerne à 17% des logements neufs.

Les prix soutenus par le BBC

Mais la principale surprise de ce rapport reste la hausse des prix affichée sur le semestre, et ce malgré le repli très net des ventes. Le prix au mètre carré d’un appartement neuf est ainsi en progression de 9,7 %, à 4.138 euros au deuxième trimestre 2011, comparativement à la même période de l'an passé. Une hausse toutefois moins forte en Province qu’en Ile de France : depuis le premier janvier, la hausse est ainsi de 7.9% dans la région capitale contre 6.4% en Province. Principal accusé dans cette inflation des prix : la généralisation du BBC, qui a fait progresser le prix de vente final, alors même que la demande voit sa solvabilité baisser. Car, l’offre, elle, existe bel et bien et a même progressé de 13% sur un an, à 45595 logements, soit huit mois de ventes.

Du coup, la FPI révise à la baisse son estimation annuelle, avec 95.000 logements anticipés cette année, contre 115.000 logements vendus l’an dernier à pareille époque. La FPI envisagerait même, selon les Echos, d’obtenir, auprès du gouvernement, une modification du barème du PTZ+ afin d’aider les logements neufs en zone urbaine tendue.

 






Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)


2021, année exceptionnelle pour l’immobilier selon Century 21

Le réseau d’agences franchisées a présenté lundi son bilan annuel du marché. Si l’année écoulée a été très bonne sur le front de l’activité, les prix, toujours en hausse, commencent à désolvabiliser certains ménages.


Un marché immobilier record en 2021, selon Laforêt

L’année écoulée a été très positive pour l’activité immobilière avec un record en termes de transactions. Selon le réseau d’agences franchisées, 2022 sera une année « entre menaces et opportunités ».


Le marché immobilier a bien résisté en 2021, selon la FNAIM

nullLa FNAIM a, quelques jours avant sa conférence de presse portant sur l’année 2021, révélé les principales tendances du millésime écoulé. Les prix sont toujours en forte hausse, avec toutefois des disparités suivant les territoires.


Marché immobilier : des signes de faiblesse selon Immonot

Selon le portail immobilier du groupe Notariat Services, quelques informations laissent penser que les ventes pourraient se dégrader et les prix reculer.


Immobilier : affaiblissement de la hausse des prix à Lyon

C’est ce que révèle le dernier baromètre mensuel LPI-Seloger.


Passoires thermiques : les ventes s’accélèrent dans les villes de la région

null
Seloger a récemment communiqué sur l’envolée des mises en vente de passoires énergétiques. Et notamment à Lyon et dans les grandes villes d’Auvergne-Rhône-Alpes.


Les communes rurales face à une véritable « poussée haussière »

Depuis janvier, elles ont, selon Meilleurs Agents, vu leurs prix grimper de 7,4%, ce qui est près de 2,5 fois plus que les principales agglomérations.


Les prix toujours en nette hausse à Lyon selon LPI-Seloger

nullLe baromètre mesurant l’évolution des prix de l’immobilier fait état d’un affaiblissement de la demande. Les villes d’Auvergne-Rhône-Alpes enregistrent toujours des hausses de prix toujours marquées.


Immobilier : vers un volume de ventes historiquement élevé en 2021

null
La FNAIM a dévoilé mardi sa note de conjoncture immobilière.


Les grandes villes moins attractives

nullC’est ce que révèle une enquête Harris Interactive divulguée par Century 21.


Immobilier : hausse de la demande, offre en baisse, et prix en hausse

nullLe réseau d’agences franchisées Laforêt a fait un point sur le marché immobilier. Comme les autres acteurs du marché, il constate une forte activité, qui se traduit par une chute de l’offre.


Les prix de l’immobilier atteignent des records et freinent l’activité

Century 21 a fait part ce lundi de son point trimestriel sur le marché français.


La hausse des prix des logements anciens perdure

Au deuxième trimestre 2021, les prix des logements anciens ont enregistré une hausse de 1,6% par rapport au premier trimestre, selon les indices Notaires-Insee publiés ce jeudi. En Île-de-France, les prix sont quasi-stables.


Les villes moyennes toujours prisées, selon Orpi

nullLe réseau d’agences a tiré un bilan de la saison d’été sur le marché immobilier.


Immobilier : des hausses de prix de plus de 10% à Valence, Chambéry et Vénissieux

nullLPI-Seloger a fait état de son baromètre mensuel. La hausse des prix est sensible au niveau national. C’est notamment le cas à Lyon et Clermont-Ferrand, ainsi que dans les villes moyennes d’Auvergne-Rhône-Alpes.