Les chiffres du PIB français étaient très attendus, notamment sur les marchés obligataires. Les taux de l’OAT restent quasiment inchangés après ces chiffres.
Les chiffres de la croissance française ont déçu au deuxième trimestre. Après une hausse de 0.9% au premier trimestre, le PIB français a stagné durant les mois d’avril à juin. La mauvaise tenue de la consommation des ménages, qui a souffert de la fin du dispositif de prime à la casse, explique en partie cet état de fait. La conjoncture internationale défavorable, avec les difficultés de la Grèce, et les effets de la catastrophe de Fukushima ont pesé sur les chiffres de la croissance. Côté satisfaction : l’investissement des entreprises reste à la hausse, avec une progression de 0,7%, et celui des ménages s'inscrit même en nette croissance, de 1,4% après un repli de 0,1% au premier trimestre. Côté déception : on notera une baisse de la consommation des ménages, de 0.7% par rapport aux chiffres de janvier à mars.
Pas de réaction sur l'OAT
« François Baroin et Valérie Pécresse considèrent que ces chiffres, au-delà du ralentissement conjoncturel, témoignent de la solidité des fondamentaux de l’économie française » indiquait un communiqué de presse de Bercy ce matin.
Les chiffres de la croissance, pourtant très mitigés, n’ont pas affecté le marché obligataire : sur le marché de la dette, le taux de l’OAT 10 ans reculait à 3.01%, soit un taux en baisse par rapport à la veille. Les taux de la dette française avaient en effet terminé à 3.05%. L’écart de rémunération tendait à se resserrer entre la dette allemande et la dette française, avec un écart de 73 points de base, les Bunds reculant à 2.28% ce matin, contre 2.31 la veille. Il faut dire que les investisseurs se tournent de plus en plus vers des actifs de bonne qualité, comme les dettes allemandes et françaises, encore notées AAA. Sur le reste du marché obligataire européen, les taux espagnols et italiens reculaient à 4.97% et 5.01%, bénéficiant encore du soutien de la BCE, qui rachetait de la dette des deux pays sur les marchés
