Le courtier pense que les banques pourraient baisser leurs taux de crédit immobilier à la rentrée, sauf si la situation s’aggrave sur les marchés.
L’été est plus que calme sur le marché du crédit immobilier. Tous les acteurs du crédit immobilier ont en effet annoncé une parfaite stabilité des taux en août, sans exception. Dernier en date : Empruntis, qui a communiqué des taux régionaux stables pour la plupart. La moyenne nationale sur 15 ans reste ainsi à 4,05% quand celle sur 20 ans atteint 4.30%.
En Rhône-Alpes Auvergne, les taux restés stables, à l’image des taux à 10 ans, dont le taux moyen est de 3.75%. Le taux moyen est, sur 15 ans, de 4.10%, sur 20 ans, de 4.30%, et sur 25 ans, de 4.55%.
Des taux en baisse sauf si…
« Comme prévu, aucun changement dans les barèmes de nos partenaires au cours de l’Eté malgré une chute impressionnante des taux directeurs » note ainsi Maël Bernier, directrice de la communication, dans un communiqué. L’OAT 10 ans a pourtant dans le même temps considérablement fléchi depuis un mois, passant de 3.27% à 2.92% ces jours-ci.
L’absence, pour l’heure, de réactivité des banques incite le courtier à penser que les taux de crédit immobilier pourraient baisser à la rentrée. « En effet, les taux fixes des particuliers étant quasi-directement influencés par les OAT, ça devrait être le cas » indique Maël Bernier, celle-ci restant toutefois très prudente. « Quelle sera l’attitude des banques si la tempête financière qui secoue les marchés s’aggrave ? Ne vont-elles pas préférer garder des marges intéressantes et ainsi augmenter leurs fonds propres ? » questionne-t-elle… Réponse à la rentrée.

Empruntis, AB Courtage, Meilleurs taux, Cafpi, toutes ces entreprises adeptes de la méthode Coué, qui sèment au vent des médias leur désir absolu de voir les taux baisser, comme si ces oracles pouvaient influencer la décision des banques, qui elles, dans un contexte de baisse avérée et prévisionnelle des volumes des crédits distribués, ont comme souci principal de maintenir leur marge (en valeur absolue) et ne pensent pas un seul instant à baisser ces taux, mais réfléchissent plutôt à leur augmentation…