La réforme de la taxation des plus-values immobilières a provoqué un afflux de biens à la vente, selon Gaël Fluchaire, gérant de l'agence Guy Hoquet du septième arrondissement de Lyon.
L’impact de la réforme des plus-values immobilières s’est fait sentir sur le 7° arrondissement, selon Gaël Fluchaire, le gérant de l’agence Guy Hoquet Immobilier de ce secteur. Selon lui, s’il y a eu, sur l’année, une pénurie de mandats à la vente qui s’est ressentie sur les prix – de 7% à 8% d’augmentation – la réforme actée dans le premier plan de rigueur a provoqué un afflux de biens sur le marché. « Depuis un mois et demi, et la nouvelle taxation des plus values, nous avons eu une explosion des mandats: nous sommes passés de 7 à 8 mandats en moyenne à une trentaine » explique le gérant de l’agence située vers Saxe.
Il faut dire que le quartier est très apprécié des investisseurs, qui recherchent des petites surfaces pour louer, notamment à des étudiants. Le 7° abrite en effet de nombreuses facultés et écoles, et est largement desservi par les transports en commun. Les gens voulaient donc vendre leurs biens assez vite, notamment pour profiter du régime actuel des plus-values sur les résidences secondaires.
Hormis ce phénomène ponctuel, Gaël Fluchaire constate qu’« il y a eu un glissement des populations du 3° vers le 7° » explique Gaël Fluchaire. Auparavant assez mal considérés, les quartiers Guillotière et Gerland ont bénéficié de prix attractifs, qui ont su décider les acquéreurs. L’arrondissement est ainsi éclaté en plusieurs secteurs, ce qui en fait un marché atypique. Le quartier plutôt bourgeois entre Jean Macé et Saxe diffère en effet du secteur de Guillotière, qui fait place à plus de mixité sociale, et de Gerland, plutôt réservé aux primo-accédants et aux investisseurs en Scellier. Le budget moyen sur le secteur est de 230.000 euros, même si certains appartements peuvent monter jusqu'à 700.000 euros pour des beaux immeubles art déco.
