La BCE refuse d’intervenir de manière massive sur le marché secondaire pour racheter de la dette. Cette situation a provoqué une nouvelle hausse des taux espagnols et italiens, tandis que les taux allemands et anglais baissaient.
Les taux italiens et espagnols progressaient nettement hier, dans le sillage de la réunion de la BCE, qui a débouché sur une fin de non-recevoir pour les marchés. Mario Draghi a en effet modéré les attentes des marchés, en indiquant que la BCE agirait stricto sensu dans le cadre des traités européens, et agirait donc dans sa mission, la maîtrise de l'inflation.
Pour le président de l’institution, il pense donc que Fond européen de stabilité financière (FESF) et demain le Mécanisme européen de stabilité (MES) étaient plus à même de soutenir les pays les plus fragilisées par la crise.
Mais ce refus de la BCE d’intervenir sur les marchés a été vu comme un signal négatif par les marchés obligataires. Les taux allemands profitaient de la nette montée des tensions sur le marché obligataire : les taux du Bund descendaient ainsi à 2%. Mais les taux des autres pays de la zone euro, eux, remontaient. Pour leur part, les taux français passaient de 3.25% à 3.34%. Les taux italiens montaient de 5.99% à 6.45% tandis que les taux espagnols montaient de 5.43% à 5.81%.
