Face à l’afflux de nouvelles copropriétés dues aux investissements en Scellier et Robien, l’ARC souligne des défaillances fréquentes en matière d’administration et préconise la mise en place de solutions adaptées.
Face à l’afflux d’acquisitions effectuées par certains investisseurs dans le cadre de dispositifs Robien ou Scellier dans des immeubles neufs ou récents, l'ARC (association des responsables de copropriétés) commence à s’inquiéter des véritables bombes à retardement que constituent les nouvelles copropriétés d’investisseurs, du fait notamment de la très faible présence de copropriétaires occupants, de l’absence de conseils syndicaux forts, ou encore de la présence de syndics de promotion désignés par le promoteur.
Or le sydicat de copropriétaires craint que ceci n’aboutisse à des conséquences dommageables sur le long terme, et notamment en termes d’entretien. « Dans dix ou quinze ans les appartements de ces immeubles qui auront vieillis (souvent mal) seront revendus à des personnes qui seront dans l’impossibilité de faire face aux premiers gros travaux et le cercle vicieux de la dégradation s’instaurera » indique l’ARC.
Fonds obligatoire
Pour l’association, il faut donc que soit institué des fonds travaux obligatoires dans toutes les copropriétés, y compris dans les immeubles neufs, mais aussi que soit mis en place un accompagnement des nouvelles copropriétés. Celui-ci, qui existe déjà dans certaines copropriétés suivies par l’ARC s’effectue via la mise à disposition d’un guide pratique et pédagogique sur le fonctionnement de la copropriété, un accompagnement autour de la première assemblée générale, ou encore une séance de travail pour permettre au conseil syndical de prendre en main ses fonctions.
« Cette mission a pour but d'agir de façon préventive en sensibilisant très tôt les copropriétaires à leur nouveau statut, afin de leur donner les moyens, dès le départ, de fonctionner, au sein de leur nouvelle copropriété, sur de bonnes bases » indique l’ARC.
