Selon la chambre locale FNAIM, les prix des logements anciens devraient subir l’an prochain les effets de la crise.
Les prix devraient baisser l’an prochain en Ile de France. C’est ce que pense la chambre FNAIM de la région, qui publiait aujourd’hui son 25° observatoire des prix de l’immobilier. Pour elle, il est ainsi « à craindre que l’on assiste en 2012 à un blocage des achats dans l’ancien » du fait de la prochaine suppression du PTZ+ (Prêt à taux zéro).
Signe avant-coureur de cette évolution, la hausse des stocks, constatée par la chambre, ainsi que l’augmentation des délais de réalisation des mandats. Au cours du deuxième semestre 2011, les délais ont ainsi augmenté de 6 jours dans la capitale, pour atteindre 60 jours, tandis qu’en petite et grande couronne, il atteignait même 76 jours. Le phénomène tend à s’expliquer, selon la FNAIM, tant par la baisse de la demande que par un transfert d'une part de marché des ventes entre particuliers vers les professionnels. Les durées de transactions devraient ainsi s’allonger en 2012.
Plus de mandats de vente
La pénurie des mandats, qui était jusqu’ici l’un des principaux problèmes du marché immobilier parisien, tend à augmenter : 17 mandats étaient ainsi enregistrés dans les cabinets pour Paris au premier semestre. Or on s’attend à une hausse de 25% de ces derniers au second semestre.
En petite et grande Couronne, le phénomène est d’ailleurs bien plus marqué : les agences de transactions immobilières ont ainsi enregistré 57,5 mandats en moyenne au titre des 6 premiers mois de l’année 2011, retrouvant de ce fait le niveau de l’année 2009. La hausse a même atteint près de 45% pour le second semestre 2011.
Les acheteurs reprennent la main
A ceci "s’ajoute un certain nombre de facteurs conjoncturels qui ne sont pas de nature à créer la confiance d’acheteurs potentiels: les risques économiques et sociaux liés à la crise, l’anticipation d’une hausse des taux d’intérêts et des incertitudes liées à la période électorale", note la Fnaim, qui note que l’on est passé d’un marché de l’offre à un marché de la demande.
Les vendeurs sont ainsi plus enclins à faire confiance aux professionnels pour vendre leurs biens, selon la FNAIM. Pour elle, l’augmentation de la part des mandats exclusifs (38% des biens mis en vente, soit une hausse de 9 points en 1 an) révèle que les vendeurs s’en remettent davantage aux professionnels, dont les stocks augmentent. « Tout se passe donc comme si on assistait à un début de mutation du marché qui serait en train de passer d’un marché de vendeur à un marché d’acquéreur » note la FNAIM.
