La ville de Lyon a dévoilé vendredi son budget prévisionnel. La taxe d’habitation rapportera 159 millions d’euros et la taxe foncière 140 millions d’euros, soit plus qu'en 2011. Les revenus des droits de mutation vont en revanche diminuer.
La ville de Lyon dévoilait vendredi à la presse son budget prévisionnel pour l’année 2012, qui sera présenté aujourd'hui au conseil municipal de Lyon. Le maire, Gérard Collomb, s’est à cette occasion félicité de la bonne gestion de la ville, reconnue notamment par l’agence Standard&Poor’s, qui a confirmé les notes à long terme de la « AA » et à court terme A-1+. Selon lui, celle-ci «aurait même pu être relevée si la note de la France n’était pas sur le point d’être dégradée dans les prochaines semaines » a indiqué le maire de Lyon.
Richard Brumm, l’adjoint aux finances de la ville de Lyon, a par la suite présenté le budget prévisionnel pour 2012. Celui-ci est en hausse à 717 millions d’euros, et est notamment marqué par une baisse de l’encours de dette, mais également par une forte hausse des anticipations de charges financières. L’exécutif lyonnais craint en effet une hausse des taux d’intérêt en 2012, du fait la crise que traversent actuellement les pays européens, dont la France. « Depuis 1999, le stock de dette n’a pas augmenté » s’est félicité l'adjoint. L’épargne brute va même augmenter, les dépenses de fonctionnement augmentant en outre de manière moins rapide (+1.1% à 537 millions d’euros) que les recettes de fonctionnement (+3.5% à 616 millions d’euros).
Bases fiscales en hausse, mutations en baisse
Du point de vue des recettes, les bases fiscales vont encore augmenter, profitant du dynamisme démographique de l’agglomération lyonnaise. Les revenus de la taxe d’habitation dans le budget lyonnais vont ainsi augmenter de 1.7%, à 159 millions d’euros. Pour sa part, le revenu de la taxe sur le foncier bâti s’établit lui en augmentation de 2.4% à 140 millions d’euros.
Au sein de la fiscalité indirecte et des taxes, poste qui rapporte 54.2 millions, les droits de mutation vont rapporter moins. De 30 millions d’euros en 2011, on devrait ainsi passer à 23 millions d’euros en 2012, la ville anticipant un dynamisme moindre au niveau des mutations immobilières, du fait des récents changements de fiscalité.
Investissements en hausse
Côté investissement, la ville prévoit 24 millions d’euros de plus par rapport à 2011. Parmi les grands chantiers de l’année, celui de la Halle d'athlétisme Stéphane Diagana à la Duchère gonfle le budget sports (39.1 millions d’euros). En outre, 10,1 millions d'euros sont inscrits au titre du développement économique et du rayonnement international de la Ville. Dans la catégorie des espaces publics, 65 millions d’euros sont prévus dans le budget, avec notamment la rénovation de la place Bellecour et de la fontaine des Jacobins, ou encore l'aménagement du parc Sergent Blandan et la restauration de la roseraie du parc de la Tête d'or.
Un budget correct, « en apparence »
A l’UMP, Michel Havard s’est montré assez critique à l’encontre du budget 2012, dénonçant un budget « en apparence » correct, mais qui pourrait s’avérer risqué si les taux d’intérêt venaient à augmenter. Le chef de l’opposition locale a notamment mis le doigt sur les couts de fonctionnement qui progressent, selon lui, de manière trop sensible, déplorant en outre un mauvais taux de réalisation des investissements. Le député a enfin pointé l’absence de stratégie sur les quartiers classés en politique de la ville, demandant une évaluation globale des actions.

De 30 millions d’euros en 2011, on devrait ainsi passer à 23 millions d’euros en 2012. Ca fait 23% de baisse de droits de mutation, et donc 23% de baisse du chiffre d’affaires correspondant, due en partie à une baisse d’activité et en partie à une baisse des prix. Ce n’est pas rien..!