Selon Gilles Buna, vice-président du Grand Lyon en charge de l'urbanisme, le foncier disponible libéré par la collectivité se renouvelle de manière trop lente sur Lyon.
« On ne renouvelle pas le foncier à la vitesse nécessaire » a déploré hier Gilles Buna, lors de la cérémonie de la pose de première pierre de l’immeuble « le 15 » développé par les Nouveaux Constructeurs. Après la ZAC Berthelot, du Bon Lait, de Labuire et la première phase de Confluence, les ressources foncières disponibles se font de plus en plus rares sur Lyon intra-muros.
Sur les ZAC, le vice-président du Grand Lyon en charge de l'urbanisme évoque une fin de cycle naturelle: « lorsque nous sommes arrivée en 2001, elles étaient toutes en panne ou n’existaient pas(…). Toutes les ZAC ont été soit réinitialisées, comme Berthelot par exemple, soit créées, comme le Bon Lait, la ZAC de Labuire, ou encore Valeo. Seulement, nous aussi, nous avons un peu épuisé le cycle. Il n’y a plus beaucoup de foncier maîtrisé par la collectivité » a-t-il déploré.
L’Etat pointé du doigt
L’élu a néanmoins souligné que la ZAC des Girondins et la deuxième tranche de Confluence allaient en partie permettre un renouvellement du foncier. Reste le problème du coût. Gilles Buna rappelle à ce titre que la collectivité abaisse dans un certain nombre de cas le prix du foncier, en échange d’objectifs imposés en matière de réglementation thermique, et de développement durable. « On vise désormais à ce que ce soit la règlementation de 2020 qui s’applique. Dans la ZAC des Girondins, parce que l’on a des objectifs singuliers, et qui vont au-delà de la loi, on propose les terrains à des prix réduits ». Charge aux promoteurs de se conformer par la suite au cahier des charges édicté par la collectivité.
Pourtant la ressource foncière existe : l’élu a rappelé qu’il existait sur Lyon des terrains appartenant à l’Etat, mais qui sont pour l’heure jugés trop chers par le Grand Lyon. « L’Etat lui-même se comporte comme quelqu’un d’un peu désargenté : il vend au maximum. On a des évaluations des domaines qui sont, me semble-t-il, un peu excessives par rapport au marché (...). Si les terrains étaient vendus à des prix intéressants, on pourrait retrouver un rythme de construction qui soit acceptable » a-t-il estimé. La question du foncier est en tout cas cruciale pour les promoteurs, qui peinent à trouver des terrains. La fin des grandes opérations publiques comme la Buire ou le Bon Lait constitue même, selon la Fédération des promoteurs immobiliers, l’une des principales causes de la chute des ventes dans le neuf dans la région Rhône-Alpes.
