Selon l’étude bimestrielle publiée par Immonot, une grande majorité des études notariales ne croient pas à une hausse des rentrées de compromis.
La dernière étude d’Immonot auprès des notaires confirme la mauvaise passe que traverse le marché immobilier. Selon cette dernière, « 17 % des études notariales interrogées prévoient une augmentation des rentrées de compromis en début d'hiver, 2 % néanmoins continuent de projeter cette amélioration dans deux mois » note l’étude. Le solde d’opinion est ainsi à son plus bas depuis décembre 2008.
Parallèlement, sur les actes de ventes, 27 % des notaires interrogés ont observé une hausse en décembre, mais ils ne sont plus que 12 % à la prévoir fin février. « La hausse d'activité de la fin d'année et de janvier 2012 s'explique par l'évolution de la fiscalité et un effet d'aubaine », précisent les notaires de Maubeuge.
Vers une reprise en Province ?
Les prix des logements en région parisienne sont quant à eux en phase de stabilisation depuis octobre, selon l’étude. Le mouvement de baisse en Province, qui aurait débuté cet été, serait déjà en train de s’essouffler, selon Immonot, ce qui laisserait entrevoir « une légère reprise pour le printemps ». L’étude pense que le mouvement de négociation devrait se confirmer dans les prochains mois, avec « des vendeurs rassurés par la fin du mouvement de baisse et, de l'autre, des acheteurs conservant l'espoir de bonnes affaires avant qu'il ne soit trop tard ».
Immonot pense enfin que l’amélioration observée aux Etats-Unis pourrait «déborder sur le continent européen ». Une affirmation qui pourrait toutefois apparaitre comme contestable, tant les cycles immobiliers semblent depuis 2008, totalement décorrélés entre la France et les Etats-Unis.
Du fait des incertitudes, les notaires interrogés par Immonot conseillent la vente d’un bien avant l’achat. Immonot veut toutefois voir comme « un léger frémissement » le fait qu’à fin décembre, la proportion des conseils à l'achat de logements ait progressé de 2 points, de 8 à 10 %, alors que celle de vente de terrains se réduisait de 67 à 66 %.
