Le montant des crédits immobiliers devraient fortement baisser en 2012, après une baisse de 5% en 2011. 130 milliards d’euros devraient être distribués cette année en crédit à l’habitat. Les taux devraient, eux, progresser de 30 points de base d’ici l’été.
Le montant des crédits immobiliers a fortement baissé en 2011, de l’ordre de 5%, selon les données d’une étude publiée aujourd’hui par l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Le montant total de crédits immobiliers accordés par les banques en 2011 a ainsi atteint 160 milliards d’euros, contre 168 milliards en 2010, du fait d’une activité anémique au deuxième semestre.
Moindre demande
La moindre demande de la part des ménages, la suppression du prêt à taux zéro (PTZ) dans les logements anciens, ainsi que la forte baisse de l'avantage lié au dispositif Scellier expliquent cette diminution, selon Michel Mouillart, l’auteur de l’étude et professeur d’économie et auteur de l’étude. Par ailleurs, l’augmentation des taux d’intérêt et la plus forte sélectivité appliquée par les banques dans la distribution de crédit joue également en faveur de ce phénomène.
Malgré cette légère baisse, l’année 2011 sera sans aucun doute meilleure que 2012. L'année en cours devrait en effet voir une forte chute des crédits, qui pourraient se situer en fin d’année aux alentours de 130 milliards d'euros, soit une baisse de plus de 20% par rapport à cette année. Le chiffre serait même dans ce cas inférieur à celui de 2008, année où les crédits avaient atteint 140 milliards d’euros.
Remontée attendue des taux
Concernant les taux des prêts, « après une remontée de 65 points de base entre novembre 2010 et juin 2011, les taux des prêts sont restés quasiment stables jusqu’en septembre » : ils ont par la suite légèrement baissé en octobre, à 3.86%, avant de finir l’année à 3.94%.
Selon l’Observatoire, les taux de crédits devraient « s’élever afin de préserver les marges des établissements de crédit ». Le taux moyen devrait ainsi remonter vers les 4.25% d’ici l’été prochain « plus ou moins vite, du fait de la déformation de la production selon la duration des crédits à l’origine ». En outre, la baisse des durées de prêt va accompagner ce mouvement, selon Crédit Logement.
