Le président de la République a commenté hier les propositions de François Hollande en matière de logement.
Depuis le lancement de la campagne de François Hollande au Bourget, Nicolas Sarkozy trépignait sans doute d’impatience de répondre aux propositions du candidat socialiste. Le président de la République a, dans le domaine du logement, pu répondre point par point aux propositions du candidat socialiste.
François Hollande avait notamment proposé dans son programme que l'Etat et certaines entreprises, comme Réseau Ferré de France (RFF), mettent gratuitement à disposition des collectivités des terrains qui sont inutilisés. Si des membres du parti présidentiel avaient répondu dans la semaine qu’en 4 ans, 55.000 logements avaient déjà été édifiés sur des terrains publics, Nicolas Sarkozy a renchéri dimanche, en indiquant que l'État allait céder des terrains lui appartenant d'ici à 2015.
Libérer le foncier
«Nous allons libérer du foncier», a indiqué hier Nicolas Sarkozy, qui souhaite toutefois que le terrain cédé ne soit pas destiné uniquement aux logements sociaux, mais aussi à l’accession à la propriété et et au logement intermédiaire. 50.000 logements sont attendus dans les régions et 50.000 autres en Ile de France grâce à ces cessions.
Réagissant à la proposition de François Hollande de céder gratuitement des terrains aux collectivités locales, Nicolas Sarkozy a qualifié de "drôle d'idée", "qui consiste à ruiner l'Etat en demandant à l'Etat de donner des terrains aux collectivités territoriales, lesquelles pourront faire ce qu'elles veulent y compris les vendre à des promoteurs".
Contre le blocage des loyers
Sur la question de l’encadrement des loyers à la relocation, le président s’est montré catégoriquement opposé à cette mesure. "Si on fait l'encadrement des loyers c'est très simple: plus personne ne louera et plus personne ne construira. C'est exactement le contraire de qu'il faut faire. Cela n'a marché nulle part même à l'époque de l'Union soviétique" a indiqué le président de la République.
Il souhaite pour faire baisser les loyers, et les prix à l’achat, que la construction soit facilitée, notamment en relevant de 30% les droits à construire, pour faire baisser les prix. "Nous avons construit l'année dernière deux fois plus de logements qu'à l'époque de M. Jospin. Deux fois et demi plus. Cela ne suffit pas", a-t-il observé. En augmentant le nombre de logements, « cela fera pression sur les prix » espère-t-il. "Et enfin les prix de l'immobilier à l'achat, à la vente, et les prix à la location vont pouvoir baisser" a-t-il indiqué.

Cette mesure crée une tension à la hausse des prix sur le foncier contrairement à ce qui est recherché.
Par contre l’effet global est indéterminé, soit il accélère le blocage du marché soit il fait repartir les prix ou crée un palier plus haut du prix moyen.