Le marché s’est révélé être en hausse de 73% par rapport à 2010, à 665 millions d’euros, un plus haut enregistré depuis la fin 2007. Jones Lang LaSalle prévoit des volumes maintenus pour 2012.
Le marché de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise a confirmé sa reprise à Lyon l’an dernier. En 2011, le volume total d’investissement a en effet atteint 665 millions d’euros, et ce malgré un premier trimestre plutôt anémique. Celui-ci ressort ainsi en hausse de 73% par rapport à l’année 2010, avec le quatrième trimestre le plus animé depuis fin 2007.
Ce sont essentiellement les bureaux qui ont dominé ce marché, avec 85% du montant total d’investissement, ce qui est largement plus que les autres années : depuis 2005, la part moyenne des bureaux était plutôt de l’ordre de 56%. A l’inverse, on observe un repli de la part de l’activité logistique dans le volume total, celui-ci passant à 10% du total des investissements.
On observe en outre une certaine stabilité de la part des immeubles neufs ou récents dans ce total d’investissements : près de 61% des volumes investis portent sur ce type d’actifs. Concernant les acteurs qui investissent dans le marché lyonnais, on observe que ce sont surtout des français qui investissent sur la métropole, avec 79% des fonds investis et 64% des volumes arbitrés.
Perspectives 2012
Selon Jones Lang LaSalle, la transformation de l’environnement fiscal pourrait toutefois ouvrir une période d’incertitudes pour cette année. « La non-reconduction de l’article 210-E du code fiscal ouvre une période d’incertitude sur les marchés régionaux, notamment à Lyon. Les arbitrages pourraient de facto devenir plus rares » note l’intermédiaire, qui indique que « des premières tensions apparaissent sur le marché des financements sur les volumes inférieurs à 10 millions d’euros… ».
Néanmoins, le conseil en immobilier d’entreprise note que les actifs de grande taille sont en cours de cession sur le marché lyonnais et devraient soutenir le montant des volumes investis sur la région en 2012. L’année devrait ainsi, selon Jones Lang LaSalle, se traduire par des cessions d’actifs de grande taille sur le marché lyonnais, lesquelles devraient soutenir le montant des volumes investis sur la région.
« Les taux de rendement pour des immeubles de toute première catégorie devraient rester sous pression, voire même baisser » note Jones Lang LaSalle. Selon lui, l’élargissement des fourchettes de taux de rendement devrait permettre à des investisseurs plus opportunistes de s’immiscer dans le marché, permettant ainsi un maintien des volumes en région lyonnaise en 2012.
