L’affaire des saisies illégales va se solder par le dédommagement de 750.000 personnes, un accord ayant été trouvé entre le gouvernement et 5 grandes banques.
C’est une bonne nouvelle pour le président américain Barack Obama. Ce dernier a, avec Eric Holder, le ministre de la Justice, annoncé un accord avec cinq grandes banque,s Ally, Bank of America, Citigroup, JP Morgan, et Wells Fargo, dans l’affaire des robots-signeurs.
L’affaire avait été engagée par les procureurs généraux des 50 Etats, dans le cadre de saisies hypothécaire. Les robots signeurs, du nom des employés de banques américaines qui signaient à tour de bras des attestations d’hypothèque servant aux saisies sans vérifier rigoureusement la réalité des documents les justifiant, sont à l’origine de ce scandale qui fait grand bruit depuis des mois outre Atlantique.
Victoire pour Obama
Les banques vont ainsi débourser quelque 26 milliards de dollars, après qu’un juge fédéral ait toutefois approuvé ce compromis. C’est une victoire certaine pour Barack Obama, les banques n’ayant pas, en ce moment, spécialement bonne presse dans le cœur de l’électorat démocrate. Mais l’accord est aussi vu comme une bonne chose pour les banques, la fin d’une incertitude, même couteuse, s’avérant finalement bénéfique pour le secteur.
L’amende de 26 milliards de dollars doit être libérée dans les trois ans, faute de quoi les établissements subiront de lourdes pénalités. Sur cette somme, 17 milliards seront à destination des propriétaires du logement, afin de renégocier les modalités de leurs emprunts, 5 milliards seront destinés aux Etats, et 3 milliards visant au refinancement de prêts à des taux d'intérêts plus bas que le marché.
Les gens ayant été saisis entre 2008 et 2011 pourraient recevoir chacun entre 1500 et 2000 dollars. De nouvelles banques et prestataires de crédits immobiliers pourraient rejoindre l’accord, qui dès lors atteindrait 40 milliards de dollars.
